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Nosy Bé: Des enfants maltraités placés en familles d’accueil

Nosy Bé:  Des enfants maltraités placés en familles d’accueil

Un nouveau système de réponse vient d’être lancé à Nosy Be pour faire face à la maltraitance des enfants au niveau du cercle familial. Six enfants ont bénéficié d’un accompagnement allant dans ce sens depuis octobre 2016.

Les auteurs de violence sont les membres de la famille. Ce fait  a pris ces dernières années une certaine ampleur dans la ville touristique de Nosy Be où la monoparentalité qui se banalise, favorisant entre autres par l’union libre, ne fait qu’aggraver la situation.

Les vécus de quelques enfants placés depuis 2016 sous la responsabilité et la protection de familles d’accueil, un nouveau dispositif mis en place par le ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme (MPPSPF) et ses partenaires, dont l’Unicef, en témoignent. Parmi lesquels figure Martine, un nom d’emprunt, une fillette de 16 ans, originaire d’Antalaha, abandonnée toute seule, en état de grossesse, à Nosy Be par l’homme qui a promis de l’épouser.

Loin de sa famille, notamment de sa mère qui vit à Antalaha et son père à Toamasina, cette dernière a été accueillie depuis le mois d’avril dernier par l’une des dix familles d’accueil qui existent actuellement sur place.

Sa mère de substitut, un agent communautaire fortement engagé dans le social, lui apporte toute l’affection, la protection qu’elle a besoin en attendant sa réinsertion au  niveau de sa famille, qui devrait se faire après l’accouchement. «Moi, comme mes enfants, le considère comme une membre à part entière de notre famille. J’essaie de lui apporter tous les appuis qu’une mère peut apporter à sa fille pendant les neufs mois de grossesse, surtout d’ordre affectif», a témoigné Alima.

Les appuis financiers de l’Unicef, d’une somme de 100.000 ariary par mois ainsi que les kits de placement sont utilisés à bon escient pour assurer le bien-être des enfants bénéficiaires, selon les témoignages des acteurs en charge des suivis  périodiques.

Réinsertion

«Le but ultime de cette initiative, une alternative provisoire qui peut durer six mois, renouvelable en fonction des cas, serait de mettre les enfants victimes à l’abri de toutes sortes de violence, allant de la violence physique, psychologique ou encore sexuelle… tout en favorisant un environnement favorable pour leur réinsertion auprès de leur famille d’origine et élargie», a fait savoir hier le responsable su Service de district de la Population de Nosy Be, Ahya Sousana.

Dans ce cadre, des sensibilisations et des accompagnements psychosociaux sont menés au moment où les enfants victimes seraient accueillis dans des familles d’accueil. «Le dispositif famille d’accueil, également en vigueur à Antsiranana, serait développé prochainement à Toamasina et dans la capitale, mais cela nécessite plus de vigilance dans la mesure où les procédures sont délicates», a informé un responsable auprès de l’Unicef.

Fahranarison

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