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Madagascar – Banque Mondiale: un nouveau Cadre de partenariat pays

Madagascar – Banque Mondiale: un nouveau Cadre de partenariat pays

Le nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) de la Banque mondiale avec la République de Madagascar a été présenté officiellement hier. Le document approuvé par son Conseil d’administration le 27 juin dernier, définit la stratégie du groupe de la Banque mondiale à Madagascar pour la période 2017-2021.

Le groupe de la Banque mondiale s’engage à investir 1.3 milliard de dollars avec l’Etat malgache, comme annoncé lors de la Conférence des bailleurs de fonds et des investisseurs en décembre dernier à Paris. La mobilisation de ce fonds devrait servir à soutenir des réformes et permettre des interventions à impact élevé dans les domaines du développement humain, de l’agriculture résiliente, de l’inclusion financière et de l’énergie. Le nouveau CPP repose sur des priorités définies en étroite concertation avec les acteurs concernés.

Elaboré en consultation avec le Gouvernement et d’autres parties prenantes et aligné sur le Plan national de développement (PND), le CPP vise à aider Madagascar à accroître la résilience des personnes les plus vulnérables (78% de la population vivent avec moins de 1,90 dollars par jour), à favoriser une croissance inclusive et à mobiliser d’importants investissements privés pour le développement, tout en renforçant les institutions nationales et locales afin de réduire la fragilité.

Renforcer la résilience

«Ce n’est pas un hasard si ce CPP cherche en premier à renforcer la résilience de la population malgache face aux risques socio-économiques, environnementaux et climatiques», a expliqué Coralie Gevers, représentante de la Banque mondiale à Madagascar, à l’occasion de cette présentation, hier, à Anosy.

«Pour avoir une croissance inclusive et durable, il faut avant tout veiller à ce que les populations aient un bon départ dans la vie dès leur plus jeune âge, soient plus productives grâce à des investissements en infrastructures, un meilleur accès à la finance et un meilleur climat des affaires pour les petites et moyennes entreprises», a-t-elle ajouté.

Le CPP cherche à aider le Gouvernement à atteindre des objectifs de développement concrets. D’ici à 2021, les objectifs principaux sont de réduire de 1 point de pourcentage par an le retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans dans les régions où les taux de malnutrition chronique sont les plus élevés. Ce cadre vise aussi à augmenter de 25% le nombre d’enfants atteignant la dernière année de l’école primaire à travers le pays et de doubler le taux d’accès à l’électricité.

Deux piliers fondamentaux

«Ce cadre de partenariat est une réponse à nos priorités et affiche en toile de fond la lutte contre la pauvreté. Nous avons relevé deux piliers fondamentaux : la réduction de la vulnérabilité à travers la prise en charge d’une plus grande résilience et la nécessité de disposer d’une croissance plus inclusive et durable. Ces deux piliers confortent notre vision de développement qui était déjà prédéfinie dans le cadre du PND», a indiqué le général Herilanto Raveloharison, ministre de l’Economie et du plan.

«Ce cadre de partenariat nous permet de jouir pleinement des instruments de financement de la banque (IFC, Ida, Miga) qui profitent bien sûr à l’Etat mais également au secteur privé», a-t-il conclu.

Les financements Ida de la Banque mondiale à Madagascar sont fortement concessionnels : 50% sont sous forme de dons, 50% sont en prêts sans intérêt sur une durée de 38 ans, avec une période de grâce de 6 ans.

Arh.

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