Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Face à l’entêtement de l’Etat: le Tim prend acte

La formation politique «Tiako i Madagasikara» (Tim) abandonne la partie. Sans surprise, le préfet  de police d’Antananarivo a en effet décidé d’interdire la célébration du XVe anniversaire du groupe à Mahamasina dans une lettre adressée au bureau de cette formation politique hier.

Tout de suite après, dans un communiqué, le parti de l’ancien Président Marc Ravalomanana a réagi en indiquant son attachement à la loi. «Nous estimons que la décision du préfet ressort d’un excès de pouvoir manifeste, mais dans un esprit d’apaisement et dans un souci de profond respect de la loi, nous nous y conformons», souligne le communiqué signé par le secrétaire général de cette formation. La missive ajoute que le parti Tim a bel et bien reçu la décision en date du 27/07/2017 du préfet de police d’Antananarivo refusant l’autorisation du parti à célébrer son 15e anniversaire au stade de Mahamasina et «en prend acte».

Résignation

Le parti ajoute cependant que la dernière tentative de célébration de son XVe anniversaire n’a provoqué ni de bavures, ni de victimes et encore moins de pillages. «Il n’y a pas eu de manifestation sur la voie publique, les gens empêchés de pénétrer dans le stade malgré le jugement n° 59 du 07/07/2017 du Tribunal Administratif les y autorisant ont tenu à ramener le Président Ravalomanana Marc en sa demeure à Faravohitra», note le communiqué. Toujours à ce titre, le Tim assure qu’il n’y a eu aucun incident sur leur passage : personne n’a été blessé et pas de magasin ni de voiture vandalisés et ce, malgré les tirs de gaz lacrymogène utilisés à mauvais escient par les forces de l’ordre.

Le 8 juillet dernier, le Tim avait prévu de manifester dans l’enceinte du stade municipal de Mahamasina avec l’aval de la Préfecture de la capitale dans un premier temps. Le représentant de l’Etat s’est par la suite ravisé, créant une vive tension entre les partisans de cette formation politique et le régime. Pour légitimer sa décision d’annuler la manifestation, les autorités ont mis en avant les risques de troubles. Après un bref rassemblement au Carlton, les membres du parti ont choisi de se disperser tandis que d’autres groupes ont choisi de descendre à Analakely mais les forces de l’ordre les ont empêchés de se regrouper sur la place du 13 mai. C’est ainsi que le camp Ravalomanana a essayé une nouvelle fois de revenir à Mahamasina, sauf que la Préfecture de la capitale a maintenu son interdiction. A cette allure, à moins d’un nouveau recours auprès du Taf, la formation politique de l’ancien Chef de l’Etat ne pourra pas réunir ses partisans à Mahamasina, ce samedi.

J.P

Les commentaires sont fermées.