Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Condamnation de Clovis RAZAFIMALALA: La société civile dénonce une injustice

Condamnation de Clovis RAZAFIMALALA: La société civile dénonce une injustice

La réaction de la société civile ne s’est pas fait attendre après l’annonce du verdict prononcé contre l’écologiste Clovis Razafimalala. Se sentant à présent menacés, les défenseurs de l’environnement feront appel de la décision des juges tout en dénonçant une pure injustice.

Aussitôt le jugement prononcé, les membres de la société civile, en collaboration avec Amnesty international et l’EIA, ont  rédigé une lettre au ministre de la Justice Charles Andriamiseza pour «Retirer toutes les charges contre le militant écologiste», a fait savoir le PCA de l’Alliance Voahary gasy (AVG), Ndranto Razakarimanana. Et de continuer, «Nous avons engagé un avocat pour défendre Clovis Razafimalala depuis son incarcération et nous comptons à présent faire appel de la décision des juges». Il s’est tout de même soulagé d’apprendre la libération de l’écologiste après 10 mois de détention.

Pour l’AVG,  ce qui est arrivé à Clovis Razafimalala n’est qu’injustice et une manière de faire taire la société civile. Des dessous politiques sont alors écartés, contrairement aux bruits qui courent. Néanmoins, le numéro un de l’AVG a tenu à souligner que la collaboration avec les ministères, tels celui de la Justice, de l’Environnement et des forêts ou encore de la Gendarmerie, reste importante dans la lutte contre le trafic en tout genre.

Menaces

«Les défenseurs de l’environnement se sentent réellement menacés», a-t-il souligné. En effet, il ne s’agit pas d’une première intimidation étant donné qu’un de leur confrère, Armand Marozafy, avait déjà été arrêté en 2015.

Interviewé par le journal le Monde après sa sortie de prison, Clovis Razafimalala a indiqué n’avoir pas pris part à la manifestation à laquelle il est accusé. «Un dossier a été monté contre moi mais il n’y a aucune preuve», a-t-il soutenu. Et lui de poursuivre que «Ces mois d’ emprisonnement puis cette condamnation sont un avertissement pour me faire taire afin que les trafiquants de bois de rose puissent  continuer à faire leur sale boulot». Il affirme d’ailleurs que bien qu’il s’agisse de sa première incarcération, les menaces se sont par contre multipliées. «Ils ont essayé de brûler ma maison, j’ai reçu des menaces de mort et je ne suis pas le seul», a-t-il fait savoir.

Pare ailleurs, l’écologiste a expliqué que le procès s’est déroulé à Toamasina pour que les témoins qui se trouvaient à Maroantsetra ne puissent pas y assister. Clovis Razafimalala de déclarer que les trafiquants sont protégés et qu’il pourrait retourner en prison si jamais il venait à les dénoncer. Malgré cela, les militants écologistes saluent le soutien moral de la population malgré leur crainte à prendre part aux dénonciations.

Tahina Navalona

Les commentaires sont fermées.