Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Perquisition chez Fetra Rakotondrasoa : un acte attentatoire à l a liberté d’expression

Perquisition chez Fetra Rakotondrasoa : un acte attentatoire à l a liberté d’expression

Une pression de plus pour ceux qui militent pour la liberté d’expression. Fetra Rakotondrasoa a été convoqué hier à la gendarmerie avant que sa maison ne soit perquisitionnée.

Comment abattre le Mouvement pour la liberté d’expression (MLE) ? C’est le casse-tête permanent au niveau du régime ces temps-ci. Comme cette entité entend mener jusqu’au bout la lutte pour la liberté d’expression, elle est donc dérangeante pour le régime. D’autant que ce ne sont pas les «faits saillants» qui manquent. C’est ainsi que des manœuvres visant à museler le mouvement ont été initiées depuis quelques temps.

A titre d’illustration, hier dans la matinée, le porte-parole du MLE Fetra Rakotondrasoa a été auditionné pour une enquête préliminaire au Toby Ratsimandrava durant presque quatre heures de temps.

Selon les informations recueillies, il a été auditionné  sur la production de l’émission «Tsy mahaleo ny sampona», notamment pour «port illégal de tenue militaire». Ce qui est étonnant puisque que ce n’est pas le porte-parole du MLE en question qui a porté une tenue militaire, mais c’est le présentateur de l’émission qui était sur le plateau durant la première édition de «Tsy Mahaleo ny sampona».

Droit fondamental

Comble du ridicule, par la suite, son domicile a été perquisitionné après l’audition pour tenter de retrouver l’uniforme militaire ou encore, probablement, des éléments d’une infraction pouvant lui être imputés. Mais les forces de l’ordre n’ont rien trouvé.

 «Les actes d’intimidation et d’acharnement contre les journalistes indépendants qui n’acceptent pas d’être à la solde du régime, ne nous feront pas capituler, nous continuerons à lutter pour les valeurs auxquelles nous croyons, la liberté d’expression et celle d’opinion», a réagi Lalatiana Rakotondrazafy sur sa page facebook hier.

La liberté d’expression constitue un droit fondamental. L’article 10 de la Constitution stipule  que «Les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de presse, d’association, de réunion, de circulation, de conscience et de religion sont garanties à tous et ne peuvent être limitées que par le respect des libertés et droits d’autrui, et par l’impératif de sauvegarde de l’ordre public, de la dignité nationale et de la sécurité de l’Etat». L’article 11 stipule que  «Tout individu a droit à l’information. L’information sous toutes ses formes n’est soumise à aucune contrainte préalable, sauf celle portant atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs. La liberté d’information, quel qu’en soit le support, est un droit (…)».

Les parodies, pour mieux véhiculer les informations, font en effet partie du paysage audiovisuel dans les pays censés être démocratiques. Que ce soit en France, aux Etats-Unis, en Angleterre ou encore en Afrique, tous les acteurs politiques de premier plan y passent. Mais il semble que cette nouvelle formule mélangeant  les actualités et l’humour, ne plait pas au régime.

«Les parodies sont une manière d’informer. Je ne vois pas pourquoi cela mérite une poursuite», a  soutenu le vice-président de l’ordre des journalistes, Didi Ratsimbazafy, hier.

Rakoto

 

Les commentaires sont fermées.