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Sécurité sanitaire : le contrôle aux frontières laisse à désirer

Sécurité sanitaire  : le contrôle aux frontières laisse  à désirer

Des constats aussi sombres ressortent de l’évaluation des experts internationaux sur l’application de la Réglementation sanitaire internationale (RSI) 2005 à Madagascar, même si des points positifs sont notés dans ce domaine.

De nombreux points négatifs ont été évoqués suite aux évaluations des 19 domaines techniques étudiés. Et le contrôle sanitaire aux frontières laisse à désirer. C’est ce qui ressort de l’atelier d’Evaluation externe conjointe du RSI 2005 dans le pays qui s’est tenu pendant cinq jours à Ankorondrano. A l’issue d’une descente dans les trois points d’entrée, à savoir les aéroports d’Ivato, de Toamasina et de Mahajanga, les experts internationaux ont rapporté de nombreuses défaillances en la matière.

Une insuffisance flagrante des moyens pour assurer un contrôle efficient a été évoquée lors de la cérémonie de clôture de cet atelier, hier. Il a été constaté, entre autres, la non continuité des mesures de surveillance prises lors des grands événements, à l’instar du Sommet de la Francophonie. Le manque de ressources, causé par l’absence de budget spécifique, la faible coordination juridique et réglementaire, si on ne cite que l’absence d’un plan national de gestion des urgences radiologiques sont autant de lacunes qui ont été soulevées.

Des efforts à déployer

Au niveau interne, des progrès ont été notés notamment dans le domaine de la surveillance électronique des 28 maladies prioritaires, d’après le Directeur de la veille sanitaire et de surveillance épidémiologique au sein du ministère de la Santé, le Dr Mahery Ratsitorahana.

 «Ce système, soutenu par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), permet de détecter la survenue précoce d’épidémie, d’empêcher la propagation de la maladie, comme c’est le cas de peste dans le Sud du pays», a souligné  la représentante de l’OMS, le Pr Charlotte Ndiaye. Grâce à une détection et une réponse rapide, le nombre de décès ne dépassait pas les 50% des cas détectés.

Pourtant, d’autres points restent à améliorer dans la mesure où les évaluateurs ont évoqué la non disponibilité de vaccins au niveau périphérique, qui a entraîné la rupture de stock pendant deux ans pour certaines zones. En outre, la Grande île fait face également à l’insuffisance de réserves médicales surtout en période d’urgence… Pour dire qu’il reste beaucoup d’effort à déployer, qui devrait être effectué suivant une approche multisectorielle selon le concept «Une seule santé». Cela passe tout d’abord par la mise en place d’un plan d’action pour inverser cette tendance.  Sur ce, l’OMS, via sa représentante, d’aviser le gouvernement de «bien noter les recommandations de ce rapport et de le présenter aux partenaires, tout en participant à son financement et de mettre en place une ligne budgétaire y afférente».

Fahranarison

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