Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : 14 Juillet, sous le signe d’une ère nouvelle 2017, an 1 de la parole libérée

Sans complexe les Malgaches peuvent désormais s’associer à la célébration de la Fête Nationale Française. Une phrase du candidat Macron a éclairci le ciel des relations, «le colonialisme est un crime contre l’humanité» : ça panse bien de plaies. L’avènement du candidat à la fonction suprême présage d’un nouveau jour les relations entre ancienne puissance colonisatrice et nation anciennement sous domination. Quel que puisse être le constat des progrès réalisés durant la période coloniale, la justification de la colonisation par les bienfaits se vide par un non-sens : un crime contre l’humanité perpétré pour raison d’humanisme !

 Les relations perdurent, la recherche d’intérêts réciproques en est le ciment. S’il est des propos qui n’ont plus place, à révéler le fond des objectifs la parole est libérée sans que cela ne préjudicie à des relations d’amicale intelligence.  A Madagascar ou en France, toute fonction de responsabilité nationale impose de défendre en priorité les intérêts de son pays. Ce commandement posé en postulat, on dispose de ficeler les conventions à visage découvert sans avoir à cacher le profit escompté. Le sommet ayant donné le ton du côté français l’application suivra le pli, la partie Malgache aura à trouver un registre en concordance. Outre les habitudes des «merci missié» et autres courbettes les apparences sont souvent trompeuses. En général le ballet laisse penser que les conventions se traitent entre donateurs et assistés, alors qu’en aucune hypothèse la gratuité n’existe : ça ne répond pas à l’éthique de défendre les intérêts de son pays, de plus chaque année les responsables chez eux rendent compte du retour des investissements, celui des dons compris. Les pratiques fonctionnent ici à l’inverse : autant on célèbre les obtentions de crédits autant on prend soin d’en taire la nature et les engagements en conséquence (même et surtout s’agissant de dettes), ainsi la teneur des contrats passés par l’Etat y compris ceux traités avec des entreprises privées, est tenue confidentielle voire frappée du sceau «secret d’Etat».

La disposition d’esprit dans l’espace diplomatie, indirectement exprimée par le Chef de l’Etat français interpelle directement l’opinion malgache pour exiger désormais de ses  gouvernants pleine transparence sur les conventions qui lient l’Etat à des puissances étrangères nationales ou privées.

Léo Raz

 

Les commentaires sont fermées.