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    Tourisme en Afrique : les Africains tirent de plus en plus la demande

    Tourisme en Afrique  : les Africains tirent de plus en plus la demande

    Les touristes africains sont en passe de devenir le moteur du tourisme en Afrique, selon un rapport de la Cnuced. Le rapport encourage les pays africains à tirer parti du dynamisme du secteur afin de le mettre au service d’une croissance transformatrice et inclusive.

    Quatre touristes internationaux sur dix visitant le continent africain sont des Africains. En Afrique subsaharienne, ce sont deux touristes sur trois qui sont originaires du continent. Ce sont les Afri-cains qui tirent de plus en plus la demande touristique en Afrique, a rapporté la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) dans son Rapport 2017 sur le développement économique en Afrique, intitulé «Le tourisme au service d’une croissance transformatrice et inclusive», lancé simultanément dans 20 villes à travers l’Europe et l’Afrique, hier.

    Le tourisme est un secteur en plein essor qui représente plus de 21 millions d’emplois (soit un emploi sur 14) sur le continent. Ces vingt dernières années, l’Afrique a affiché une croissance dynamique. Entre 1995 et 2014, le nombre d’arrivées de touristes internationaux est passé de 24 millions à 56 millions. Les recettes d’exportation du tourisme ont plus que triplé, passant de 14 milliards de dollars à près de 47 milliards de dollars. Le secteur représente maintenant 8,5 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique. Les pays où les recettes d’exportation du tourisme ont le plus augmenté chaque année étaient l’Angola (26 %), Cabo Verde (18 %) et le Ghana (18 %).

    Reflet de la réalité à Madagascar

    En présentant le rapport hier à l’Ibis Hôtel Ankorondrano, El Hadji Fall, conseiller économique auprès du Programme des Nation unies pour le développement (Pnud) à Madagascar  a souligné que : «L’enjeu pour Madagascar, c’est une stabilité dans la durée ; cela permet de consolider les acquis». Ce que confirme Tokiaritefy Rabeson, directeur général du Développement du tourisme à Madagascar.

    Au vu des résultats du rapport, même s’il n’y a pas eu de chiffres ni de statistiques spécifiques pour Madagascar, les acteurs clé malgaches s’accordent à dire que le secteur peut contribuer à réduire la pauvreté dans le pays grâce à l’amélioration du PIB.

    Tourisme inclusif

    Joël Randriamandranto, président du Conseil d’administration de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM)  a affirmé que l’un des réussites du secteur, c’est le tourisme inclusif : c’est-à-dire impliquer les populations des zones rurales dans le développement du secteur. «Les contraintes citées dans le rapport existent à Madagascar et sont à prendre au sérieux. Les recommandations sont aussi valables pour Madagascar», a-t-il souligné.

    Même si ce n’est pas trop palpable, la Grande île peut devenir un hub africain. Des Maliens, des Béninois, des Gabonais et bien d’autres ont déjà visité les parcs nationaux de la Grande île. «Nous pouvons effectivement orienter également notre stratégie de promotion dans les pays africains outre les grands marchés asiatiques et européens», a noté Joël Randriamandranto.

    Recommandations

    Le rapport indique que l’instabilité politique peut avoir des répercussions très importantes et persistantes sur l’économie. Pour assurer la croissance du tourisme en Afrique, il est capital que les gouvernements africains et les institutions régionales règlent les problèmes de sûreté et de sécurité. Il est également indispensable de promouvoir des stratégies permettant d’améliorer l’image que les médias du monde entier donnent de l’Afrique si l’on veut garantir la reprise du secteur après un conflit ou une période marquée par des troubles politiques.

    Arh.

     

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