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Madagascar il y a 100 ans : reines en exil

À l’occasion de la mort de Ranavalona, certains de nos confrères métropolitains ont ressorti des articles déjà parus autrefois d’après lesquels la pension accordée à la feue reine de Madagascar aurait été si insuffisante qu’elle avait été obligée de rogner sur toutes ses dépenses et vivre plus chichement qu’une petite bourgeoise.

C’est là une légende qu’il faut détruire car rien n’est plus contraire à la vérité.

D’ailleurs, quelques chiffres rétabliront les choses et témoigneront de la munificence dont nous avons fait preuve envers la souveraine vaincue et détrônée.

Jusqu’au dernier jour de sa vie, Ranavalona a bénéficié d’une pension qui a été portée successivement de 30 000 à 50 000 francs et finalement à 60 000 francs, soit 5 000 francs par mois ; c’est un budget dont plus d’un citoyen français se serait contenté. En outre le gouvernement ne cessa de lui témoigner la plus grande bienveillance, et ses obsèques furent une nouvelle preuve de notre générosité ; elles furent, comme on le sait, célébrées à Alger, avec tous les honneurs dus à son sexe, à son malheur et à son grade de grand-croix dans l’ordre de la Légion d’honneur.

L’intérim du gouvernement général de Madagascar

Ainsi que nous l’avions annoncé la semaine dernière, M. Garbit rentre en France prendre un commandement dans l’artillerie, sur le front.

En conséquence, l’intérim du gouvernement général de la Grande Île sera assuré par M. Hasting, administrateur en chef des colonies, en attendant l’arrivée de M. Martial Merlin qui ne pourra guère être à Tananarive qu’à la fin du mois.

Toujours l’organisation

Faute de lampes à acétylène, le public et l’administration elle-même de Sainte-Marie de Madagascar sont privés de toutes communications optiques dès qu’il fait un temps un peu brumeux ; les bureaux de Sainte-Marie et de Soanierana sont de ce fait isolés.

Un de nos amis nous assure que ces deux lampes sont attendues depuis trois ans, et que la patience des Saint-Mariens commence à se lasser.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

 

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