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Bras-de-fer Etat-douaniers : le secteur privé excédé

Bras-de-fer Etat-douaniers  : le secteur privé excédé

Suspension des importations des matières premières et d’autres intrants, interruption de l’approvisionnement du marché local, perte de contrat au niveau des clients importateurs, arrêt des activités de production… Ce sont, entre autres, les menaces qui pèsent sur les opérateurs et industriels du secteur privé, suite à la grève des douaniers.

«Suite à l’annonce faite par le Syndicat des employés des douanes d’une grève illimitée au niveau de tous les bureaux des douanes, depuis le 27 juin, le Gem, le Sim, le GEFP et le Fvmpama font appel au Gouvernement, à l’Administration douanière et au Syndicat des employés des douanes pour le règlement urgent du conflit afin que les opérations d’importation et d’exportation puissent reprendre». C’est une déclaration commune que les membres du secteur privé ont faite devant la presse, hier, à Ankorondrano.

Pour ces opérateurs, cette grève, dont la durée reste inconnue, ne fait que détériorer de plus la faible compétitivité des entreprises locales et ce malgré la disponibilité d’un service minimum au niveau des bureaux des douanes. «En tant que groupements représentatifs à Madagascar, dans cette phase de la relance économique si péniblement engagée et au nom de l’intérêt général, le Gem, le Sim, le GEFP et le Fivmpama exhortent les différentes parties à trouver des solutions afin de permettre la réouverture urgente des bureaux des douanes et d’éviter l’arrêt des activités des entreprises, la compression du personnel et la chute des recettes de l’Etat», ont-il ainsi lancé dans leur déclaration.

Fredy Rajaonera, président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim) n’a pas manqué de rappeler que le tissu économique actuel commence à s’étouffer sérieusement. «Nous, les industriels, nous nous efforçons de faire tourner les entreprises. Il appartient à l’Etat de s’assurer d’un meilleur climat des affaires», a-t-il déclaré.

Des millions de dollars de pertes

Les importations effectuées par Madagascar équivalent à 9.000 milliards d’ariary contre 7.000 milliards d’ariary d’exportation. L’interruption des activités des douaniers fait perdre 5 milliards d’ariary de recettes par jour à l’Etat malgache, soit près de 1,5 million de dollars. Pour les opérateurs, c’est beaucoup plus.

Louis-Roland Gosselin, vice-président en charge du développement durable d’Ambatovy, va jusqu’à évoquer que «Une semaine de grève représente entre 20 et 30 millions de dollars de produits qui ne sont pas vendus. C’est une trésorerie où nous n’avons pas compte tenu du prix très bas du nickel. L’arrêt des importations et exportations en huit jours va nous forcer à arrêter l’usine. Arrêter l’usine c’est quelques milliers de personnes au chômage technique, des problèmes sans fin». «Nous avons actuellement 70 conteneurs qui attendent de rentrer dans le port de Toamasina et à Ivato, dans lesquels il y a des pièces et matériels nécessaires pour produire», a-t-il expliqué.

Ce que renchérit Charles Giblain, président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). «Les zones franches dépendent des importations pour les matières premières et ont besoin d’exporter pour vendre. Nous n’avons pas d’actionnaires qui peuvent injecter de l’argent au moindre souci. Arrêter d’exporter, c’est l’arrêt de la confiance de nos acheteurs», a-t-il soulevé. La Grande île importe annuellement plus de 3 millions de tonnes de matières premières.

Compte tenu du caractère économique de la situation, ces groupements patronaux s’associent à cette démarche pour exhorter les parties en présence à trouver rapidement des solutions qui permettent la reprise du travail des services douaniers.

Arh.

 

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