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Madagascar il y a 100 ans : congrès d’Agriculture coloniale (2)

(Suite.)

Pour édifier une maison il est absolument nécessaire de commencer par la base, c’est-à-dire qu’il faut, avant tout, l’établir sur des fondements solides.

Au risque de passer pour grincheux, Le Tamatave ne cessera de répéter que la base essentielle de toute colonisation et de toute exploitation industrielle n’est autre que la législation qui les régit.

Or, à Madagascar, – cela a été dit et prouvé cent fois, sans que personne ait pu le contredire, – la législation, notamment sur le régime foncier, sur celui des eaux, sur celui des mines, est foncièrement mauvaise, anticoloniale, et même sur certains points criminelle.

Malheur à l’imprudent qui, trompé par le mirage qu’exercent les richesses sans nombre que possède ce pays, vient se mettre entre les griffes d’un M. Lebureau Zaptatout aussi ignare que malintentionné. Il devient l’homme- lige de ce dernier, taillable et corvéable à merci, et s’il n’a pas l’épine dorsale assez flexible, s’il ne sait pas graisser à point les rouages, en un mot s’il n’est pas persona grata, dans le sens le plus absolu, il s’expose aux pires déboires, et finalement à la ruine. Expertocrede Roberto.

Eh bien non ? Il ne faut pas que cela soit ? ou mieux que cela puisse être ?

Il faut que le colon trouve toute sécurité sur sa terre le jour même où pour la première fois il y plante sa pioche.

En effet, quel est l’homme sérieux qui de gaieté de cœur voudra venir s’exposer à être expulsé de sa concession sans indemnité d’aucune sorte par une revendication indigène, laquelle peut se produire jusqu’à la délivrance du titre définitif, alors que pour obtenir ce titre il faut que le colon ait mis sa concession en valeur, c’est-à-dire qu’il ait dépensé sur elle son temps, sa santé et ses capitaux ?

D’un autre côté, il faut que l’industriel puisse installer son industrie et la développer de la façon que son expérience et celle des autres le lui ont appris.

Que peut-on dire d’une industrie qui dès le premier jour de sa création, bien qu’installée aux frais et par les soins de l’industriel, fait partie du domaine public, où l’industriel n’est que toléré, et d’où il est évincé au bout de trente ans, où, d’ailleurs, celui qui commande est un fonctionnaire sans expérience et surtout sans connaissances industrielles d’aucune sorte.

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

Une réponse à "Madagascar il y a 100 ans : congrès d’Agriculture coloniale (2)"

  1. bourras  07/07/2017 à 17:01

    ça peut faire un commerce pour exporter votre produit entre deux

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