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Chronique : l’art de rebondir

Qu’importe la bonne étoile quand on ne maitrise pas l’art de rebondir lorsque les circonstances importunent la réalisation des plans. Les affaires ont quelque peu contrarié les prétentions du Président Macron. Avec son premier ministre sans avoir eu besoin de rectifier le tir, en l’espace de quelques jours il a rebattu les cartes et parvenu à une redistribution pour modeler un nouveau visage du gouvernement sans en changer la mission. De l’avis des observateurs le tout nouveau Président français fait la démonstration que pour rester maitre du calendrier ainsi qu’il a prétendu vouloir être, il sait faire place à l’intuition pour réaliser de bonnes pioches avec la dextérité d’un prestidigitateur et au besoin exécuter de justes débauches, dans le but de rétablir l’équilibre initial.

Les vents contraires qui soufflent sur Iavoloha sont peut-être de nature différente, aussi ils piègent parfois le Président empêtré dans des situations rocambolesques. A peine son équipe a engagé une campagne de communication faisant dire par le Chef de l’Etat qu’il faut en « finir avec la mendicité » (sic) que paraissent dans la presse les informations concernant des démarches caractéristiques d’un désarroi au sommet à propos d’une passe difficile que traverse l’Etat sur le plan financier. Contracter une dette hors des sentiers battus, près d’une banque privée à l’étranger ne constitue pas un signe de bonne santé. Les bailleurs coutumiers souvent il est vrai, jouent avec les nerfs, annoncent la couleur de l’argent mais tardent à procéder au déblocage, suspendent à des conditions draconiennes la mise à disposition des crédits promis. Le pouvoir tire la langue dans l’attente de ces mannes, perd patience et s’imagine réduit à un état de mendigot qui fait la manche.

L’urgence a conduit à perdre de vue le calendrier. Les astres se télescopent, l’électricité produite prive de crédibilité la déclaration de volonté de souveraineté économique, ainsi renvoyée au niveau d’un discours en recherche d’effets d’annonce.

Léo Raz

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