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Affaire Claudine Razaimamonjy : la justice accumule les bévues

Affaire Claudine Razaimamonjy  : la justice accumule les bévues

Le ministère de la Justice semble totalement dépassé par la tournure qu’a pris l’affaire Claudine Razaimamonjy.

Incapable d’anticiper l’évolution de la situation, le ministère a du mal à gérer tous les paramètres susceptibles d’envenimer davantage l’affaire. Dernière bourde en date, le ministère a décidé de rameuter les journalistes hier, de sa propre initiative, pour un déplacement dans la prison de Manjakandriana, à une quarantaine kilomètres de la capitale, là où la propriétaire de «l’hôtel A & C» est censée loger depuis sa sortie de l’HJRA. Rendez-vous était donc donné à Ampasanimalo à 8 h du matin pour le déplacement. Très tôt, les journalistes se sont rués sur place.

Qui sont au courant ?

Après plusieurs minutes d’atermoiements, il a été décidé de se déplacer à Faravohitra, au siège du ministère de la justice, pour couvrir un autre évènement qui s’est déroulé sur les lieux, alors que ce n’était pas prévu au programme. Arrivés à Faravohitra, les journalistes ont demandé au Sécrétaire général du ministère de la Justice Honoré Parfait Razafinjatovo, qui était présent sur les lieux, les raisons du retard pris par les responsables auprès dudit département pour le déplacement prévu à Manjakandriana. Ce à quoi il a répondu qu’il n’était pas au courant d’un tel rendez-vous.

«Je ne suis pas au courant de cette situation. D’ailleurs nous avons tous déjà entendu les explications données par le chef de l’établissement pénitentiaire de Manjakandriana sur les médias hier (à lire mercredi dernier) à propos de cette affaire. Mais je ne sais rien au sujet de votre déplacement», a-t-il indiqué. Alors que pendant ce temps, d’autres responsables du ministère de la Justice notent qu’une réunion avec le secrétaire général devrait se faire avant tout déplacement sur les lieux.

Ping pong

Suite à ce ping pong, les journalistes ont décidé de quitter Faravohitra vers onze heures. Et à la surprise générale, une heure après, le ministère a rappelé la presse que le déplacement demeure toujours d’actualité. Face à ce volte face de la part du ministère, seule une poignée de journalistes avait alors choisi de continuer la route. Une situation qui a encore une fois révélé au grand jour, d’une part, l’incapacité du ministère de la Justice à gérer l’affaire Claudine Razaimamonjy et d’autre part, l’ampleur du dégât qui pourrait être causé par la plus célèbre prisonnière de Manjakandriana, voire de Madagascar actuellement. Car, il est plus que probable que le cas Claudine Razaimamonjy est loin d’être une simple affaire pénale. Loin de là.

A titre d’exemple, le 5 avril dernier, le ministère de la Justice avait révélé sa première maladresse en «convoquant» la presse à 22 h 30 pour défendre les «droits» de l’opératrice économique. Une première dans les annales de cette institution. Le Garde des Sceaux Charles Andriamiseza avait alors parlé d’une «détention arbitraire» de la part du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

«Libérez cette personne si l’enquête n’est pas concluante, ou transférez le dossier au tribunal. La période de garde à vue est expirée et j’ai demandé au procureur, s’il n’y a pas eu de demande de prolongation», avait-il alors scandé. Une prise de position qui a mis dans l’embarras bon nombre de justiciables, peu habitués à un tel soutien public en faveur d’une «simple citoyenne» venant d’un responsable étatique.

Pour en revenir au déplacement initié hier, il intervient au moment où l’effectivité ou non de la présence de la baronne du parti présidentiel au sein de la maison carcérale pour femmes à Manjakandriana avait fait l’objet d’une vive polémique. Il semble en effet qu’une villa basse sise à côté de la prison locale est louée par les proches de l’hôtelière et que des allers-retours intriguent des observateurs, en notant que cette maison pourrait servir de «havre de paix» pour la conseillère spéciale du Président de la République et non la prison d’Antanimora, comme c’est le cas pour les détenus.

Rakoto

 

Une réponse à "Affaire Claudine Razaimamonjy : la justice accumule les bévues"

  1. GRENIER ROGER (Jr syr fcb)  24/06/2017 à 04:12

    J’ai déjàprévenu que cette affaire est enrobée de question politico-financière qui peut se retourner contre les meneurs qui ont constituer le dossier. Cette affaire peut prendre des dimensions inattendues.

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