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Chronique : le droit, sauveteur des USA

Jamais l’administration au sommet des Etats-Unis n’a traversé pareille zone de turbulences internes à l’égal de la tempête qu’affrontent actuellement le Président Trump et son staff gouvernemental. Jamais non plus observent certains commentateurs le peuple des USA n’a eu à faire à pareil président. Il ne s’agit là que d’une appréciation, avant tout c’est l’affaire des Américains.

Certes les Etats-Unis souvent énervent à cause d’une inclination excessive à jouer les donneurs de leçon et à déborder chez les autres sous prétexte d’un rôle de redresseur des torts et d’une vocation de gendarme du monde, quoiqu’à revêtir ces habits ils n’en ont pas le monopole.

Malgré tout aux grands moments de flagrant délire la critique est non seulement libre, mais elle se manifeste jusqu’à des lieux extrêmement sensibles, à quelques encablures de la Maison Blanche : ils osent la démocratie chez eux ! Le Droit n’a rien à envier à ce traitement, du moins en ce qui concerne la partie du droit qui gère le mécanisme des institutions. Un équilibre pointilleux des pouvoirs en assure le bon fonctionnement dans le respect des textes et de la tradition. Le parlement manifeste une remarquable autorité dès que survient une situation critique, les auditions devant une commission parlementaire ne sont pas simples formalités : un haut fonctionnaire venant d’être  limogé appelé à témoigner des actes du Président, le ministre de la Justice auditionné pour témoigner de ses propres actes, autant d’événements d’actualité que l’on imagine mal se dérouler en d’autres pays. Le système judiciaire fonctionne de son côté avec autorité pour exercer pleinement son rôle en tant que pouvoir. L’initiative d’un procureur d’un Etat fédéré suffit à paralyser un décret que le Président considère essentiel, plus grave deux procureurs qui entreprennent une action pour trainer au pénal la personne même du Président en exercice.

Dans ce registre on ne peut minimiser l’importance de la procédure qui exige l’aval du Sénat après passage devant une commission avant la nomination à un poste important de collaborateur du Président. Sans besoin d’allusion directe aux faits actuels qui retiennent l’attention de l’opinion locale, ces précautions qui veillent sur la sauvegarde de l’état de droit aux USA renvoient aux couacs dans le pays ici, couacs qui éclaboussent le régime, étant les faits d’une courtisanerie entretenant des membres dont l’appartenance alterne sans cesse entre officiellement officieuse et officieusement officielle.

Léo Raz

 

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