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Mise en place des zones d’investissement agricole : la population locale impose ses conditions

Mise en place des zones d’investissement agricole : la population locale impose ses conditions

La commune Antanamitarana-Antsiranana II  a hébergé hier l’atelier régional pour Diana. Cet atelier a pour objectif de recueillir des propositions sur l’élaboration du cadre juridique concernant la mise en œuvre du projet zones d’investissement agricole (ZIA).

Cet atelier est indispensable du fait que la région Diana dispose de 1500 ha de terres arables. «Pourtant, 500 ha seulement sont exploités. Si nous voulons atteindre notre objectif de devenir le grenier à riz de l’océan Indien, nous devrons exploiter notre potentiel. Ce projet a besoin d’investisseurs nationaux et étrangers», a expliqué le directeur régional de l’agriculture.

Une consultation des personnes touchées par ce projet est alors utile pour que ce projet ne puisse pas être source de conflit entre les habitants et les investisseurs.

Conditions rigides et transparentes

Lors de cet atelier, les participants ont émis plusieurs recommandations pour la bonne marche du projet, des recommandations qui seront au bénéfice des deux parties.

« Avant de commencer le projet ZIA, l’investisseur doit remettre un plan d’impact environnemental, un dossier technique sur le projet et un plan d’aménagement simplifié. L’investisseur doit établir un rapport périodique. Une consultation publique est indispensable dès qu’il y a un investissement intermédiaire sur un terrain de 50 ha. Une commission doit être mise en place, regroupant les représentants du fokontany, de la commune, de la région et l’investisseur. Ce dernier ne doit jamais être représenté par un mandataire. Un guichet unique doit être instauré pour le suivi de l’octroi du terrain. Aucune redevance locative ne sera exigée de l’investisseur durant les deux premières années du projet. Et enfin, la population locale doit être priorisée pour les offres d’emploi». Autant de conditions imposées par les participants qui n’ont émis aucune objection dans la mise en place de la ZIA au pays.

Après les consultations interrégionales, un comité sera créé en vue de transformer les recommandations en projet de loi prévu être achevé en septembre prochain. Sa validation finale sera envisagée en octobre prochain afin qu’il puisse être soumis en adoption auprès des deux parlements lors de la deuxième session ordinaire.

En janvier prochain, les initiateurs prévoient d’élaborer une stratégie sur la mise en œuvre de la ZIA pour que le modèle du projet puisse démarrer en 2018.

Nadia

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