Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : l’engagement dans un conflit, rustine gage d’un rattrapage

Le Syndicat des Magistrats manifeste grande détermination à exploiter cette affaire dite « Claudine » pour vouloir défendre la liberté de l’appareil judiciaire dans son rôle de prononcer justice en conformité avec la loi. On dirait la guerre : les deux parties (l’exécutif et le syndicat) n’économisent pas de violence dans les coups qu’elles échangent, seulement ce n’est qu’une bataille. Le public applaudit et prend parti, non seulement selon la tendance à vouloir encourager celui qui apparait plus faible sur le ring, mais parce que la cause que défend celui-ci dans son apparence cadre avec le changement que la population réclame et dont elle désespère de voir les premiers signes.

Malheureusement quelle qu’en soit l’issue, difficile d’en espérer une conclusion définitive mettant fin à la lutte contre les turpitudes telle entre autres la corruption. Dans l’opinion publique il ne s’agit là que d’une bataille entre ripoux, un clan voulant s’émanciper de la tutelle de l’autre. En l’état les gens ne sont pas dupes : aucun esprit sain ne pencherait à croire au mérite des gouvernants à recevoir le Bon Dieu sans confession, d’un autre côté selon les études entreprises le corps des magistrats ne jouit pas d’une réputation de grande sainteté auprès de l’opinion. Et pour cause, des deux bords on ne compte plus les enrichissements suspects ! Le public cultive le sentiment de n’assister qu’à un spectacle qu’il apparente à une guéguerre de gangs, sans chercher à en espérer un assainissement radical. La lutte contre la corruption ne saurait être ni efficace ni honnête que si en aval on établit des structures ayant mission de mener une chasse sans merci contre tout enrichissement sans cause. De ce genre le pays n’en manque pas, seulement une fois que les ripoux réussissent à passer entre les mailles du système en amont, ils obtiennent la garantie de ne plus être inquiétés en aval, aux vue et su de tous ils peuvent avec arrogance jouir des biens pas très bien acquis.

Il serait toutefois injuste de vouloir tout mettre dans le même sac et incohérent de chercher à tout flétrir, simplement on ne saurait encourager les initiatives d’émancipation sans moduler le cri de guerre des soixante-huitards, « ce n’est qu’un début, on n’est pas encore au cœur du combat ».

 Léo Raz

 

Les commentaires sont fermées.