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Biodiversité et tourisme durable : les communautés de base au cœur du développement

Biodiversité et tourisme durable : les communautés de base au cœur du développement

L’industrie du tourisme possède un grand nombre d’arguments en faveur de la biodiversité. Pourtant, la tendance actuelle et les projections futures ne sont pas très optimistes quant à la relation tourisme/biodiversité.

Le tourisme peut avoir une action négative sur la biodiversité, notamment quand le développement touristique ne suit pas une éthique en faveur du développement local. Les panélistes qui étaient intervenus à l’American center lors la célébration de la journée internationale de la biodiversité dans l’après-midi d’hier s’accordent toutefois à dire que malgré ces aspects négatifs, le tourisme peut contribuer à la conservation de la biodiversité et la réduction de la pauvreté. C’était en effet une rencontre que l’USAID et ses partenaires comprenant Conservation International, Wildlife Conservation Society (WCS) et Fanamby ont organisé pour faire connaître leurs efforts dans le cadre du «tourisme durable à Madagascar».

A cette occasion, le Dr. Luciano Andriamaro, directeur de la Science et du savoir de Conservation international Madagascar, a fait part des actions de la CI dans la promotion de l’écotourisme avec les communautés de base (Coba) dans le site marin d’Ambodivahibe, au Nord de l’île.

Dans cette localité, CI a initié avec les communautés de pêcheurs locaux la mise en place d’une Aire marine protégée (AMP) qui est conçue non seulement pour lutter contre les menaces sur la santé de l’écosystème dans la baie, mais aussi pour maximiser les opportunités économiques identifiées en partenariat avec les collectivités locales. Et la promotion de l’écotourisme est actuellement sur les rails.

Visibilité

Alison Clausen, directeur national de WCS a dévoilé que les activités éco-touristiques ont généré à la fois des revenus aux communautés de base et ont permis la restauration écologique des zones dégradées. L’exemple de Sampoina Ecolodge dans le parc national de Makira, dans le Nord-est de la Grande île, a effectivement illustré cette coopération avec les Coba. Le projet a été engagé depuis deux ans avec l’ espoir que les communautés deviennent de plus en plus autonomes dans la gestion des sites touristiques. Cette experte se désole cependant d’un manque de visibilité de l’écotourisme à Madagascar. Elle recommande dans ce sens la mise en place d’un réseau collectif pour les sites éco-touristiques de l’île.

Pour sa part, Serge Rajaobelina, directeur général de l’ ONG Fanamby a mis l’accent sur les avantages du tourisme durable pour le développement local et la préservation de la biodiversité en citant l’exemple de la valorisation des expertises locales et la création des «Friendly Camps», tout en encourageant l’engagement de tout un chacun, opérateurs et touristes pour la réussite du tourisme durable.

Pour eux, un tourisme bien géré permet de soutenir la conservation de la nature et de profiter aux communautés locales. Pour cela, une solide réflexion en amont, ainsi que la mise en place de partenariats locaux et nationaux s’avère indispensable. Il s’agit donc de concilier développement économique, social et culturel, tout en préservant les ressources pour les générations futures.

Arh.

 

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