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Madagascar il y a 100 ans : la commission des cuirs de la Grande Île

De la Tribune de Madagascar :

Président de la réquisition des cuirs, M. Demarets regagne la France par un prochain paquebot.

La mission de M. Demarets était délicate ; elle devait inévitablement arriver à se trouver en conflit avec des compagnies ou des particuliers, dont les intérêts paraissent n’avoir pas été ménagés à l’égal de ceux des réquisitionnés de France, bien que les conditions de production et de fabrication soient aux colonies, en particulier à Madagascar, de beaucoup plus difficiles qu’en Europe.

N’eût-il pas été plus sage pour la colonie, moins onéreux pour la métropole, plus profitable que la réquisition des cuirs s’effectuât en Europe ? À tous égards c’eût été préférable. Il n’en a pas été ainsi. La conclusion qui s’impose aux esprits les moins avertis est que ce fut une faute, et une lourde faute.

  1. Demarets, inspecteur des colonies, intendant de par la mobilisation, fut chargé d’une mission difficile ; il l’a accomplie certainement dans les limites qui lui ont été tracées. Les critiques formulées demeurent à l’encontre des opérations de la réquisition ; elles ne sauraient subsister à la charge de la personnalité même de M. Demarets, qui, peut-être, ne fut pas toujours exactement renseigné…

N’insistons pas, M. Demarets rentre en Europe ; nous voulons croire qu’il fournira au département des renseignements suffisamment précis, permettant, dans l’intérêt bien compris et de la métropole et des colonies, la main-levée de la réquisition des cuirs, sous la condition que ceux-ci seront dirigés sur un port français où ils seraient réceptionnés.

Mananjary après le cyclone

Maintenant que la tourmente est loin, on constate que toutes les régions de la Grande Île touchées par le cyclone n’ont pas souffert aussi gravement.

C’est ainsi que dans la province de Mananjary, et bien que les caféiers aient été violemment secoués, les fruits sont seulement tombés à terre et les gens en ont été quittes pour les ramasser.

Ce supplément de travail, qui leur a évité des pertes réelles, a été effectué dans la bonne humeur.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

 

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