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INSECURITE GENERALISEE : Les forces de l’ordre, encore et toujours!

INSECURITE GENERALISEE : Les forces de l’ordre, encore et toujours!

La gendarmerie a toujours été pointé du doigt ces derniers temps.

Le malaise social actuel, dû en grande partie à l’insécurité, se fait de plus en plus ressentir en milieu urbain mais surtout dans les contrées éloignées du pays. En effet, la situation est plus qu’alarmante. Les citoyens ne se sentent plus en sécurité mais surtout, ils n’accordent plus aucune confiance aux forces de l’ordre censées les protéger. Des forces qui sont souvent citées comme étant à l’origine des faits. Jusqu’à aujourd’hui, aucune mesure concrète n’a été prise par les hauts responsables concernés. Un immobilisme qui ne fera qu’aggraver le climat déjà délétère.  

Attaques à main armée, kidnappings, vols de bovidés, vindictes populaires… la liste des situations d’insécurité est longue. Dans leur généralité, les affaires se succèdent et se ressemblent. La population, première victime, essaie tant bien que mal d’appréhender les auteurs des méfaits. Mais une fois présentés aux autorités (Justices et forces de l’ordre), les coupables sont souvent relâchés. Ce qui amène inévitablement à une justice populaire. Se faire justice soi-même est certes condamnable aux yeux de la loi mais constater l’inertie, voire la complicité, des autorités relève de l’inacceptable. La mort de l’«Ampanjaka» à Farafangana témoigne de cette forte recrudescence de la vindicte populaire. Les autorités locales ont traité le présumé coupable avec clémence, ce qui a provoqué la colère des villageois. L’incapacité des forces de l’ordre à rétablir la sécurité saute aux yeux. De plus, les abus perpétrés par les brebis galeuses, tous corps confondus, ne sont plus à présenter. Une impunité qui s’ajoute au corporatisme malsain des responsables. Avec l’affaire effroyable d’Antsakabary et de Solila Ikalamavony, un autre dossier similaire est sur le point d’être révélé au grand jour. En effet, un journaliste du Mouvement pour la Liberté d’Expression s’est rendu dans la Commune rurale de Ranotsara, dans le District de Befotaka dans le Sud-Est de Madagascar. Après la panique générée par Remenabila, l’Etat a décidé d’y déployer des troupes dans le cadre d’une opération Task force pour une mission de Rétablissement de l’ordre public ou Rop. A l’heure actuelle, ce sont ces mêmes unités, composées de policiers, de militaires et de gendarmes, qui sont accusées par la population locale de semer une vague de terreur dans cette Commune isolée.

L’affaire de Tsirava classée sans suite

Après une série d’investigations menées par ce journaliste, les habitants affirment qu’à la suite d’un incendie de 21 habitations par les «Dahalo», les éléments des forces de l’ordre sont venus pour en rajouter une couche et brûler 447 toits. Un acte de barbarie qui a fait, comme bilan, 1 000 familles sinistrées. Pour la population locale, la complicité de ce Task force avec les bandits ne fait nul doute. Par ailleurs, ces éléments règnent en maîtres à Ranotsara et forcent les paysans à payer des amendes dépassant parfois les 20 millions d’ariary. Les actions d’intimidation et de représailles se multiplient. Le journaliste investigateur a failli subir cette loi du plus fort s’il n’a pas été prévenu à temps par les villageois. En effet, craignant d’être débusqués, les soi-disant pacificateurs se sont mis à poursuivre le journaliste indésirable. A cela s’ajoutent des menaces lancées contre quiconque oserait témoigner auprès de ce reporter. Devant ces agissements, l’on ne se lassera pas de dénoncer les dérives commises par certains éléments des forces de l’ordre. Une vaste opération de nettoyage est plus que nécessaire dans les rangs de ces trois corps réunis. La gendarmerie s’est dotée d’un nouveau SG, idem pour la police avec le tout récent DGPN, mais qu’en-est-il des mesures réelles prises à l’encontre de ces éléments qui ternissent l’image des forces de l’ordre? Le DGPN, le Général Erick Michel s’est montré intolérant contre tout débordement des ses limiers. Mais à voir la réalité, il y a loin de la coupe aux lèvres puisque les affaires de violence policière sont classées sans suite. C’est le cas de notre confrère Tsirava Rabarijaona, injustement tabassé par des unités spéciales de la police il y a huit mois de cela. L’IGPN a pourtant promis de mener des enquêtes pour identifier les agresseurs. Rien de nouveau jusqu’à maintenant, les auteurs courent toujours et continuent à bénéficier de la protection indéfectible de leurs supérieurs. En somme, toutes les affaires impliquant les forces de l’ordre sont vite étouffées. Il est urgent de réparer cette injustice!

La Rédaction          

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