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FUITE DE RIANA ANDRIAMANDAVY : Le président du Sénat sème la confusion

FUITE DE RIANA ANDRIAMANDAVY : Le président du Sénat sème la confusion

Le numéro un du Sénat hésite à se prononcer sur ce sujet délicat.

Les barons du parti Hery Vaovaon’i Madagasikara (HVM) se croient être au-dessus de la loi. Après Claudine Razaimamonjy et son évasion organisée, c’est au tour du sénateur de Madagascar et en même temps l’un des ténors du parti présidentiel dans la région Haute Matsiatra de défrayer la chronique.

Le président du Sénat, Honoré Rakotomanana, interrogé par les journalistes en marge de la journée de l’Union européenne célébrée à Tsarasaotra hier, semblait vouloir esquiver le sujet et a davantage semé la confusion. «La presse a rapporté qu’il a pris la fuite, mais à ce que je sais, aucune interdiction de sortie du territoire (IST) n’a été lancée contre lui. D’après les informations que j’ai reçues auprès de la gendarmerie, il s’agit d’une simple convocation mais pas d’un mandat d’arrêt », a-t-il expliqué. Lui d’ajouter que si une personne qui fait l’objet d’une convocation refuse d’y répondre, un mandat d’amener peut être émis à son encontre. Et si elle résiste encore, c’est là que l’on peut sortir un mandat d’arrêt. Par ailleurs, le numéro un de la Chambre haute s’est gardé d’évoquer la question d’immunité parlementaire. «Le Sénat respecte le principe de la séparation des pouvoirs, et nous ne pouvons nous exprimer sur les charges retenues contre le sénateur» s’est-il contenté de dire. Concernant la destitution du sénateur Riana, il a avancé les motifs prévus par l’article 8 du règlement intérieur du Sénat.

Silence

Dernièrement, le Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) a demandé au Chef de l’Etat d’user de tous les moyens à sa disposition pour garantir l’indépendance de la Justice et assurer la sécurité des magistrats et de tous ceux qui sont appelés à rendre la Justice dans l’exercice de leurs fonctions. Cette entité a dénoncé les ingérences et interventions de certains membres de l’Exécutif et du Législatif, ainsi que des hommes politiques dans le fonctionnement de la Justice, tendant ainsi à modifier et à influencer les décisions judiciaires. «Des mesures draconiennes devraient être prises à l’encontre des personnalités qui entravent la bonne marche de la Justice» a-t-on réclamé. Pourtant, il est fort possible que cette personnalité accusée d’entrave à la bonne marche de la Justice, au vu et au su de tous, échappe à la Justice comme la conseillère occulte du président de la République, Claudine Razaimamonjy.

J.Harisoa

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