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EDITORIAL : Est-on encore à Madagascar ?

Jusqu’à preuve du contraire, nous ne sommes ni au Pakistan, ni en Inde, ni en France et encore moins en Chine mais à Madagascar. Les habitants de ce pays sont donc les citoyens malgaches et, à ce titre, ils doivent bénéficier des droits naturels et légaux que leur confère leur citoyenneté. Et en particulier, ils doivent jouir de la protection de l’Etat ainsi que des diverses institutions et autres organes au sein de ce dernier.

Néanmoins, les évènements qu’ils subissent actuellement ainsi que la réaction des responsables étatiques par rapport à ces faits ne peuvent que faire douter tout Malgache qui se respecte et incitent à penser que l’Etat a sûrement démissionné de son rôle de protecteur des Malgaches pour se ranger du côté des étrangers. En effet, Chinois, Indopakistanais, Français et bien d’autres ressortissants de pays étrangers profitent actuellement de la protection de l’Etat malgache et de ses démembrements. Ainsi, des forces de l’ordre sont diligentées à la moindre velléité de révolte ou de refus d’obtempérer à des décisions d’expulsion. Des décisions qui ont été, bien entendu, avalisées par des instances supérieures moyennant des pots-de-vin énormes. Cela pour dire que du plus haut au plus bas de l’échelle, tout le monde a été payé ou a eu son compte pour que soient exécutées en tout respect des procédures d’expulsion des Malgaches de leurs propres terres.

Les Malgaches, de simples citoyens souvent sans ressource, ne peuvent rien faire et sont obligés de quitter les lieux même si, comme à Soamahamanina, leurs ancêtres y étaient déjà établis depuis toujours. Dans d’autres localités, comme à Andralanitra dernièrement où les membres d’une association paysanne ont été expulsés, on fait tout pour que les demandes de prescription acquisitive n’aboutissent jamais même si les demandeurs sont entièrement dans leur droit car ils ont valorisé ces terrains domaniaux depuis des dizaines d’années comme l’exige la loi. Par contre, des ressortissants étrangers ainsi que des sociétés leur appartenant sont facilités dans leurs démarches pour l’acquisition de terrains. Pire, ils bénéficient même de l’assistance de l’Etat et de ses représentants pour assoir « leurs droits et le bienfondé  de leurs acquisitions ».

On se demande alors s’il y a eu des changements, notamment au sein de notre Constitution. Des changements qui stipuleraient, entre autres, que les Malgaches sont dorénavant des étrangers à Madagascar et que les riches étrangers sont désormais considérés comme étant les nouveaux propriétaires du territoire national.

Si c’est le cas, que les dirigeants actuels en fassent large communication et qu’ils changent la dénomination du pays. Sinon qu’ils fassent ce que les Malgaches attendent d’eux, dont le minimum est de préserver leurs droits.

N. Randria

Une réponse à "EDITORIAL : Est-on encore à Madagascar ?"

  1. Rakotoarisoa Maminiaina  11/05/2017 à 10:37

    Rehefa kelikeky isika hitsingevana eny @océan indien sy ranomasina mozambika, ny îles éparces efa tsy hita antenaina.Mirary soa tompoko

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