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LE MANDAT D’ARRET EST LANCE : Riana Andramandavy VII a su prendre la fuite

LE MANDAT D’ARRET EST LANCE : Riana Andramandavy VII a su prendre la fuite

Le sénateur Riana Andriamandavy VII est bel et bien dans le collimateur de la Justice. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par le procureur général. Ses interventions dans le cadre du dossier Claudine Razaimamonjy, une femme d’affaires impliquée dans des actes de corruption et qui devait être placée en garde à vue à Antanimora, sont à l’origine de cette mesure. Mais pour des raisons qui restent encore floues, du moins pour l’instant, le parlementaire a pu prendre la fuite hier matin et échappe à son arrestation.

La Justice n’a pas eu besoin de demander la levée de son immunité parlementaire pour enclencher les procédures. Les délits sont flagrants, commis au vu et au su de tous. Le Parquet général a en effet lancé les poursuites contre le sénateur Riana Andriamandavy VII suite à des dénonciations concernant ses actes devant les locaux du Bianco pendant la garde à vue de Claudine Razaimamonjy, et pour sa complicité dans l’évasion déguisée de cette dernière à l’île Maurice. De son côté, le syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) a porté plainte contre cet élu pour menace, dénigrement de corps, diffamation et calomnie.

Plus d’un se souviendra des faits et gestes de Riana Andriamandavy VII devant le bureau du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) au lendemain de l’arrestation de Claudine Razaimamonjy à Mahamasina. Le sénateur avait forcé le portail du Bianco à Ambohibao avant que les forces de l’ordre n’interviennent et le refoulent. Le lendemain, le sénateur est revenu à la charge avec, cette fois-ci, des « mercenaires ». Ils ont caillassé le portail. Son nom a également été cité à plusieurs reprises par les médias dans le cadre de l’évasan de Claudine Razaimamonjy à l’île Maurice.

A ces délits devront s’ajouter le forcing qu’il a fait au portail de la Chaîne pénale anti-corruption (CPAC) aux 67ha lors de l’audition de Claudine Razaimamonjy, ou encore les propos outrageants qu’il avait lancés à l’endroit des forces de l’ordre dans le cadre de cette affaire. Dernièrement, les magistrats mandatés par le Parquet général se sont également sentis offensés par les gestes de cet élu. En effet, ce sénateur les a empêchés d’effectuer une visite auprès de cette présumée coupable de corruption, à l’HJRA où elle faisait semblant d’être malade pour éviter la prison.

La semaine dernière, la presse n’était pas tendre envers ce sénateur particulièrement célèbre pour ses fréquents changements de couleur politique. Les pressions ont monté d’un cran lorsque son cas a été comparé avec celui du sénateur Lylison René de Rolland qui fait également l’objet d’un mandat d’arrêt après avoir lancé un appel à la ville morte dans la capitale l’année dernière. Deux cas que le président du Sénat, Honoré Rakotomanana, a refusé de commenter la semaine dernière, lors de l’ouverture de la première session ordinaire de la Chambre haute.

Selon les informations reçues, un « soit-transmis » a été adressé à la gendarmerie pour enquête préliminaire et déferrement. Le « soit-transmis » a été envoyé à la section des recherches criminelles à Fiadanana, avant d’être transféré à la brigade de Tana ville à Betongolo. Selon notre source, un ordre d’interdiction de sortie du territoire (IST) contre cet ancien chef de la région Haute Matsiatra est en cours d’élaboration.

Lorsque les forces de l’ordre s’apprêtaient à l’interpeller, dimanche, le sénateur Riana Andrianandavy VII, avait déjà pris la fuite à bord d’un vol d’Air Madagascar à destination de Guangzhou, en Chine, à 9h. Visiblement, il y avait une fuite d’informations concernant son arrestation. La gendarmerie est principalement pointée du doigt. Les investigations que nous avons menées ont permis de savoir que sa capture devait intervenir dès vendredi. Mais la gendarmerie en a mis du temps comme pour donner à ce parlementaire le temps de prendre la poudre d’escampette. En tout cas, depuis vendredi soir, les informations sur ce mandat d’arrêt ont circulé sur les réseaux sociaux, confirmant l’existence d’une taupe au sein des forces de l’ordre.

La Rédaction

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