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CONSEILLERS OPPOSANTS SUR LA MAUVAISE GOUVERNANCE A LA CUA : L’inertie du régime est assimilée à une complicité

CONSEILLERS OPPOSANTS SUR LA MAUVAISE GOUVERNANCE A LA CUA :  L’inertie du régime est assimilée à une complicité

«Le fait d’être élu n’est pas synonyme d’impunité» a souligné la conseillère.

Les conseillers issus de l’opposition au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo n’ont eu de cesse de dénoncer les magouilles du couple Ravalomanana dans la gestion de la capitale, notamment la mauvaise gouvernance et la violation répétée de la loi 2014-020 sur la décentralisation.

Dernièrement, l’Exécutif de la Commune a affirmé qu’il est prêt à recevoir l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) pour un contrôle de gouvernance. Une manière pour la mairesse Lalao Ravalomanana et consorts de se vanter, indirectement, d’avoir bien géré la Commune dans le strict respect de la loi. «L’Exécutif se dit prêt à faire face à l’IGE sous prétexte que la bonne gouvernance est de mise dans le cadre du partenariat entre la municipalité et les Etats-Unis. On verra puisque les dirigeants de la Commune prônent une gestion transparente alors que pour les conseillers issus de l’opposition, c’est le contraire qui prévaut», a indiqué la conseillère issue de l’opposition, Lalatiana Ravololomanana. «A ce que je sache, la CUA ne coopère pas avec les USA, c’est peut-être le parti Tiako I Madagasikara (Tim) qui travaille avec ce pays», a-t-elle révélé. Il n’y a pas de transparence au sein de la CUA, a-t-on précisé. «On ne se lasse pas de lancer un appel au Président de la République qui dispose de l’IGE selon la constitution. Et cette mesure ne doit pas uniquement être prise pour l’Hôtel de ville mais également les arrondissements, les passations de marchés publics, les marchés ainsi que les 192 fokontany. J’ai entendu dire que le Président de la République aurait déjà donné le feu vert mais le processus est bloqué au niveau du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation qui a la tutelle des Collectivités territoriales décentralisées», a indiqué la conseillère. D’après ses explications, si l’Etat reste inerte malgré les interpellations des conseillers, il est donc de mèche avec les dirigeants de la Commune. Il n’y a aucune transparence dans la gestion de la Commune, a souligné cette politicienne issue de l’opposition. Tout est flou concernant la gestion financière de cette entité, précise-t-elle. «Aucun compte-rendu n’a été fait sur les diverses opérations réalisées par la Commune. C’est le cas, entre autres, de la délivrance des cartes professionnelles (moyennant le paiement de 15 000 ariary) aux marchands, l’opération permis de construire et les recettes de la municipalité telles que les 74% d’acompte de la part d’Easypark sur la gestion des parkings», indique-t-on. Par ailleurs, à entendre les explications de cette ex-candidate aux communales, les pratiques de l’ancien président, Marc Ravalomanana, celles de mélanger les affaires publiques à celles de son parti politique ou à celles de son entreprise, n’ont pas changé d’un iota.

Sens unique

Ceci dit, la gestion de la municipalité se fait à sens unique, faisant fi des principes démocratiques et ce, au détriment du développement de la capitale. «On nous accuse de bloquer le développement mené par la mairesse, alors que nous avons également été élus pour y participer. Aussi, les conseillers issus de l’opposition ne peuvent rien faire face aux 31 conseillers Tim qui pourraient même mettre en vente la capitale avec cette large majorité. Le fait d’être élu n’est pas synonyme d’impunité», a souligné Lalatiana Ravololomanana.

J.Harisoa

 Ravalomanana n’est pas un opposant
« Le Tim n’est pas un parti de l’opposition », a réagi la conseillère à la récente décision  de l’ancien chef de l’Etat, Marc Ravalomanana, de basculer officiellement vers ce camp. En effet, en se référant à sa définition de ce qu’est l’opposition, c’est-à-dire conformément à la Charte de l’opposition élaborée en 2014, la conseillère estime que l’ancien  président n’est pas un opposant. «Le lendemain même de l’assignation à résidence surveillée de son fondateur à Antsiranana, le Tim a affirmé être un parti de l’opposition. Maintes fois, l’homme fort de Tiko a réitéré cette déclaration», a-t-elle rappelé. «Marc Ravalomanana a-t-il décidé d’être opposant  parce que Roland Ravatomanga, l’ex-ministre de l’eau, a été écarté du gouvernement, ou parce que l’ouverture de la MBS n’est pas acquise, ou car le Tim n’a pas eu sa part du gâteau?» a-t-elle fustigé. 

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