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AFFAIRE D’ANTSAKABARY : Pression de la CNIDH pour sanctionner les coupables

AFFAIRE D’ANTSAKABARY : Pression de la CNIDH pour sanctionner les coupables

Les villages incendiés à Antsakabary.

Vendredi, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a remis le rapport final des enquêtes qu’elle a réalisées dans la Commune d’Antsakabary au Bureau permanent de l’Assemblée nationale. Jusqu’à maintenant, les auteurs de l’incendie criminel de 500 foyers, des actes de violation flagrante des droits humains, tels que les traitements dégradants, et des maltraitances ne sont toujours pas sanctionnés. A travers ce rapport, la CNIDH compte mettre la pression au niveau des hautes instances du pays pour que les responsables de ces agissements soient enfin traduits en justice.

Conformément à la loi 2014-007, le rapport de 32 pages rédigé par la CNIDH est un message fort adressé à l’Assemblée nationale et appelle les parlementaires à se pencher sur cette affaire pour que les «pyromanes d’Antsakabary» répondent enfin de leurs actes. Alors que les enquêtes piétinent au niveau des autorités, cette commission spéciale poursuit son travail pour dénoncer des faits en violation grave des droits de l’Homme. En effet, deux affaires distinctes constituent le dossier d’Antsakabary. D’une part, le meurtre des deux policiers et, d’autre part, l’acte prémédité des éléments de la Fip de Mahajanga venus venger leurs collègues. 350 personnes concernées par le lynchage des deux forces de l’ordre ont été interpellées. 31 individus ont été conduits devant le parquet dont 5 placés sous mandat de dépôt. Cependant, du côté des éléments de la Fip, c’est le calme total. Aucun des 42 reconnus comme les principaux auteurs de cet incendie criminel n’a été inquiété ou arrêté et traduit en justice. Pourtant, la Présidence a voulu se racheter en envoyant une commission mixte d’enquête pour connaître le déroulement exact des faits. Dès lors, on s’interroge sur cette inégalité de traitement, une justice parallèle qui est prompte à juger les meurtriers des policiers mais qui ne se soucie guère du sort des innocentes victimes d’Antsakabary.

Pratique discriminatoire

Devant cette injustice, la CNIDH s’attend à des sanctions exemplaires pour que la justice s’applique à tous. Toujours allant dans ce sens, cette commission en appelle à la responsabilité de tous les chefs d’institution pour éviter une pratique discriminatoire qui risquerait d’encourager les actes de vindicte populaire. La CNIDH a avancé 20 recommandations dans le rapport d’enquête qu’elle transmettra au Sénat et à la Justice. Les 32 pages seront aussi inclus dans le rapport annuel qu’elle soumettra au Haut commissariat des Droits de l’Homme basé à Genève. Dans cette affaire, les habitants d’Antsakabary victimes de pillage, d’atteinte à la pudeur et de traitements dégradants ne se remettent toujours pas de leurs blessures, surtout psychologiques. Jusqu’ici, on ignore les dispositions prises par le régime pour réparer cette injustice commise par des policiers. De son côté, la Chambre basse n’est pas insensible au malheur vécu par ces habitants. Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Max Rakotomamonjy, s’est montré coopératif et soucieux du sort de cette population après la réception du document. Les jours à venir diront si les députés vont réagir pour interpeller les autorités compétentes. Wait and see…

La Rédaction  

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