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LE SMM SUR LA JUSTICE ET L’ETAT DE DROIT : « Nos lois sont bafouées… nous ne pouvons plus tolérer »

LE SMM SUR LA JUSTICE ET L’ETAT DE DROIT    : « Nos lois sont bafouées… nous ne pouvons plus tolérer »

En réponse aux avertissements du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) à l’endroit des magistrats, le Syndicat des Magistrats de Madagascar tient à éclaircir certains points. Hormis l’affaire Claudine Razaimamonjy, ce syndicat dénonce une instrumentalisation de la justice et la non-application des lois dans leur ensemble. Un ras-le-bol total que le SMM ne compte plus passer sous silence.

La présidente du SMM, Fanirisoa Ernaivo, et son vice-président, Fanahimanana Tiaray, étaient les invités de l’émission « Anao ny fitenenana » sur les ondes de Free FM, hier. Durant cette interview, les deux représentants de ce syndicat des magistrats ont tenu à mettre les points sur les «i» concernant la situation qui prévaut au sein de la justice malgache. «Au mois de février, après ma prise de fonction en tant que présidente du SMM, nous nous sommes fixé comme objectifs de rétablir et de préserver l’Etat de droit, mais aussi de défendre l’indépendance de la justice. Nos lois sont bafouées. Certaines personnes influentes pensent être inattaquables et restent longtemps dans l’impunité. Les entraves à l’indépendance de la justice sont flagrantes et fréquentes. Une situation que nous, en tant que syndicat de ce corps de métier, ne pouvons plus tolérer», rappelle Fanirisoa Ernaivo.

Le SMM de préciser qu’en tant que syndicat, il est une composante de la société civile. Et son premier rôle consiste à interpeller les autorités sur le non-respect du processus judiciaire. Avec toute la polémique au sujet du dossier Claudine Razaimamonjy, le SMM insiste sur le fait que ses attributions ne se limitent pas uniquement à cette affaire. D’autres cas de non-respect des droits et des lois en vigueur attirent également son attention. «Nous ne faisons pas une fixation sur le cas de Claudine Razaimamonjy, nous dénonçons toute anomalie dans la stricte application de la loi… cette affaire a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Nous agissons ainsi dans l’intérêt des justiciables pour le respect de l’Etat de droit», fait savoir Fanahimanana Tiaray. Concernant la responsabilité du SMM, Fanirisoa Ernaivo a tenu à préciser la nuance entre l’activité syndicale et le corps de la magistrature. En tant que syndicat, le SMM jouit de la liberté d’expression pour faire connaitre à l’opinion publique les lois à respecter et les responsables qui doivent les appliquer. Mais en aucun cas, ce syndicat n’empiète sur les plates-bandes du tribunal, de la police judiciaire ou des enquêteurs.

Manipulations et instrument politique

Dès lors, on serait tenté de faire la parallèle avec la visite des magistrats, dont la présidente du SMM, auprès de Claudine Razaimamonjy, à l’HJRA fin avril dernier. Une visite qui pourrait être prise comme un acharnement contre la prévenue. «Pour rappel, notre visite à l’HJRA s’est faite au nom du Parquet d’Antananarivo et non du SMM. Par le principe d’indivisibilité du Parquet, tous les substituts affectés en son sein peuvent le représenter. De plus, l’article 552 du code de procédure pénale stipule qu’il est du devoir des magistrats de se rendre, au moins une fois par mois, dans les centres pénitentiaires ou dans les quartiers affectés à la détention préventive. A cela s’ajoute une visite inopinée pour contrôle de la détention. Ce fut le cas au centre hospitalier HJRA», précise Fanirisoa Ernaivo. La présidente de mentionner des cas flagrants de délit de justice dans le processus de détention de Claudine Razaimamonjy. Selon elle, des étapes ont été brûlées entre la décision de placer cette conseillère sous mandat de dépôt et son admission à l’HJRA. La prévenue devait tout d’abord être emmenée en prison, puis se faire consulter par un docteur spécialisé, lequel déterminera la nécessité d’une évacuation sanitaire. Fanirisoa Ernaivo tient à rappeler que, dans cette affaire, de nombreuses personnes ont été manipulées mais le SMM refuse que la justice devienne un instrument politique. Enfin, le SMM invite les autres organes de contrôle tels que le Bianco à leur transmettre les nombreux dossiers «brûlants» qui restent au stade de la communication. La présidente de ce syndicat est plus que déterminée à suivre de près des cas où les concernés tentent d’échapper à la justice.

La Rédaction                 

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