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EDITORIAL : Tant mieux si vous trouvez cela normal !

Une semaine après la désormais habituelle hausse mensuelle des prix du carburant, les récriminations se sont déjà tues, comme si tous se résignaient à accepter même l’inacceptable. Pourtant, cette dernière augmentation devrait au moins indigner une population à qui on fait tout supporter. Mais étonnamment, il n’existe aucune réaction hormis les – également habituelles – déclarations sur les médias ainsi que les condamnations sur les réseaux sociaux.

Les responsables étatiques, quant à eux, se la coulent douce et laissent faire, comptant sur cette – également habituelle – inertie de la population.

Et ce sera sans doute toujours ainsi à chaque début de mois car les compagnies pétrolières ne se priveront pas de profiter de cette complaisance de l’Etat, d’une part, et de la résignation des usagers, d’autre part.

Les Serge Zafimahova et Rabetsara Lita pourront toujours crier au manque de transparence derrière ces hausses et dénoncer les droits bafoués des consommateurs, les mêmes faits risquent de se reproduire à chaque début de mois tant que les principaux concernés ne réagissent pas.

Mais peut-être que, comme ces membres de la société civile et ces personnes œuvrant pour la protection des consommateurs, nous nous montrons plus royalistes que le roi et que nous nous soucions trop des intérêts des usagers et de la population alors que ces derniers trouvent que la situation n’est pas si pénible que ça.

Pour autant, nous ne cesserons pas de tirer la sonnette d’alarme et de dire qu’il n’est pas normal que ces hausses soient systématiques à chaque début de mois alors que les compagnies pétrolières ne contractent auprès de leurs fournisseurs que tous les 3 mois. En d’autres termes, quelles que soient les fluctuations des cours du pétrole et les éventuelles dépréciations de la monnaie locale, une révision des prix du carburant ne devrait avoir lieu que tous les 3 mois.

Faut-il le rappeler que ces « 3 mois » ont toujours été le prétexte des compagnies pétrolières auparavant pour ne pas baisser les prix à la pompe alors que le cours du baril dégringolait. « Le carburant que nous livrons actuellement a été commandé il y a 3 mois de cela », avaient-elles toujours déclaré.

Mais tant pis pour nous si nous nous sommes trompés et tant mieux pour la population. Et grand bien lui fasse si elle trouve normale de telles hausses à chaque début de mois.

N. Randria

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