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CNIDH SUR L’AFFAIRE ANTSAKABARY : Des mesures devraient être prises contre les coupables

CNIDH SUR L’AFFAIRE ANTSAKABARY : Des mesures devraient être prises contre les coupables

Pour la CNIDH, l’affaire Antsakabary devrait être remise sur le tapis.

Bon nombre d’observateurs craignent que l’affaire Antsakabary ne soit classée sans suite comme tant d’autres dossiers délicats impliquant les forces de l’ordre.

En effet, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a remis hier au président de l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy, un document de 40 pages rapportant la mission d’une délégation dépêchée à Antsakabary, du 02 au 07 mars dernier, pour enquêter sur l’affaire ayant fait couler beaucoup d’encre durant des semaines. A cette occasion, la commission a martelé que des mesures devraient être prises contre les coupables. «Nous avons présenté aujourd’hui au président de l’Assemblée nationale le rapport concernant Antsakabary. D’ailleurs, selon la loi, cette institution devrait être la première à être informée des résultats de notre travail », a indiqué Mireille Rabenoro, la présidente nationale de la CNIDH. Cette dernière a aussi mentionné que ce document contient des recommandations afin que le drame dans le district de Befandriana-Nord ne se répète plus. «Nous prenons acte de ce rapport, nous allons l’examiner au fond pour réagir ensuite, et ce en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés par la loi. Espérons que cette tragédie ne se répète plus. Les Malgaches attachent beaucoup d’importance à la vie ou «aina». Ce qui s’est passé dans le district de Befandriana-Nord est contraire à nos valeurs», a déclaré le numéro un de la Chambre basse.

Quid du sort des 42 éléments de la Fip ?

En tout cas, à l’issue de sa mission dans le Nord du pays, la plateforme œuvrant pour la protection des droits de l’homme a exigé la prise de responsabilité de l’Etat afin que le quotidien de la population locale puisse reprendre son cours normal. Toutefois, aucune mesure efficace et concrète n’a été prise jusqu’à ce jour, sauf la distribution de kits scolaires et de dons ponctuels aux habitants victimes de l’incendie criminel. Par ailleurs, rien n’est certain quant au sort des 42 éléments de la Force d’intervention de la Police (Fip). Pour rappel, diverses tortures, des actes de pillage imputés aux policiers dépêchés sur place, une atteinte à la pudeur et aux bonnes mœurs… ont été signalés à Antsakabary. Et les résultats des enquêtes ont conclu qu’il y a eu, effectivement, non-respect des droits de l’Homme. Le rapport confirme également la mort de deux policiers du commissariat de Befandriana-Nord, lynchés par les habitants, et l’incendie de plusieurs centaines de maisons. Mais il a été souligné que les abus de pouvoir perpétrés par les deux policiers tués étaient à l’origine des agissements de la population.

J.Harisoa

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