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VILLE DE TOAMASINA : La population pénalisée par un couvre-feu déguisé

Dans la ville de Toamasina, cela fait un certain temps que la population subit au quotidien les mesures restrictives imposées par les forces de l’ordre. En effet, les citadins se plaignent de l’adoption d’un couvre-feu sous forme de contrôle de routine. «A partir de 22 heures, il est quasi impossible de circuler librement en ville. Nous sommes contraints de rester à la maison, on vit une véritable situation de couvre-feu», déplore un des habitants interrogés. Faut-il rappeler que la ville de Toamasina accueille actuellement la semaine de l’Economie. De hautes personnalités politiques telles que les fidèles lieutenants du pouvoir sont sur place pour vanter les mérites du régime. Le ministre de l’Economie, Herilanto Raveloharison, et les barons du HVM, dont Henry Rabary-Njaka et Rivo Rakotovao, ont fait le déplacement. C’est sans doute la raison pour laquelle les forces de l’ordre ont pris ces dispositions qui vont à l’encontre de la libre-circulation des citoyens. En effet, les mesures de couvre-feu s’appliquent dans des situations d’urgence exceptionnelles et sont prises par décret spécial émanant de la région, de la préfecture et du district.

Incapacité à restaurer la sécurité

Interrogé sur la question, un responsable au sein de la gendarmerie de Toamasina s’est justifié en niant toute forme de couvre-feu. D’après lui, les forces de l’ordre effectuent des contrôles de routine pour vérifier les cartes d’identité et toute circulation au-delà de 21 heures. De plus, ces éléments s’assurent de la fermeture des bars et autres lieux de consommation d’alcool comme les gargotes aux environs de la plage. D’après la version de la gendarmerie, tout semble ainsi rentrer dans les principales attributions des forces de l’ordre qui sont d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Toutefois, les restaurateurs et les hôteliers sont les premiers à être pénalisés par cette restriction de la circulation en ville après 21 heures. «A cause de ces mesures, les clients hésitent à sortir la nuit et nos comptoirs sont désertés», se désole le gérant d’un bistro en centre-ville. Une version partagée par trois autres propriétaires d’établissements hôteliers. Une situation qui ne favorise pas le tourisme et qui détériore le climat des affaires dans cette région. Visiblement, les forces de l’ordre ont du mal à maintenir l’ordre dans la ville du Grand port et ce sont les citoyens qui en payent le prix fort. A travers ce couvre-feu non formel, on tente de dissimuler la réalité concernant l’incapacité des autorités à régler le problème de l’insécurité. Des mesures qui visent sans doute à éviter toutes formes de dérapage ou d’incident durant le passage des officiels pour la célébration de la semaine de l’Economie. Empêcher les gens de circuler la nuit relève tout simplement de l’illégalité vis-à-vis des lois en vigueur.

La Rédaction     

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