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REDRESSEMENT DE LA JIRAMA : Toujours le même refrain de la part des autorités

REDRESSEMENT DE LA JIRAMA : Toujours le même refrain de la part des autorités

Depuis 2013, on attend des résultats concrets de la part des responsables qui se sont succédé à la Jirama.

«Le nouveau directeur général de la Jirama n’est pas un messie. C’est quelqu’un qui doit accomplir une mission très précise : celle de ramener l’équilibre opérationnel au niveau des finances de la société, à l’horizon 2020, à travers l’amélioration de la gouvernance», a indiqué hier Eric Randrasana, membre du conseil d’administration de la compagnie d’eau et d’électricité, et conseiller économique du Chef de l’Etat. Cette déclaration est intervenue en marge du débat organisé par le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (Ccoc) à la Tranom-pokonolona Analakely hier, sur le thème : “Entreprise d’Etat Jirama : quelles stratégies jusqu’en 2020?”. Ceci, en faisant de la réduction des coûts et du prix de revient une priorité, tout en promouvant la mixte énergétique. Lui d’ajouter qu’il y a plusieurs leviers sur lesquels le nouveau Dg doit agir dans les plus brefs délais. Il s’agit, en effet, de ramener la Jirama à ses fondamentaux en tant qu’entreprise commerciale : qualité de service améliorée et fin de la vente à perte. «En fait, le tarif n’est que l’une des variables arithmétiques dans le cadre du redressement de cette société», a réagi notre interlocuteur à la remarque des journalistes sur l’inexistence de rapport qualité/prix. Aucune révision de tarif ne sera envisagée tant que l’amélioration des services n’est pas ressentie par les usagers, explique-t-on.

Volonté politique

«L’Etat avance le recours progressif aux énergies renouvelables en utilisant, dans un premier temps, le fuel lourd. Mais à mon avis, il devrait faire en sorte que ces sources d’énergie représentent plus de 70% de la production d’électricité. Tout est question de volonté politique », a indiqué Zo Razanamasy, partenaire d’une société productrice d’éthanol combustible. Par ailleurs, d’après ce dernier, l’Etat se concentre trop sur les problèmes urbains au point d’ignorer le cas des populations rurales. Une chose est sûre : on entend toujours presque le même refrain de la part des responsables qui se sont succédé au niveau de la Jirama. Les services fournis par cette société restent médiocres. Par ailleurs, les délestages ne sont pas résolus et malgré les explications techniques de la Jirama, une coupure c’est une coupure. «Je tiens à faire une précision lexicale, le délestage est une décision de gestion prise quand il n’y a pas suffisamment de production d’électricité, et qui consiste à couper le courant dans certains endroits. Mais une réalité demeure: les infrastructures de la société sont vétustes», a expliqué le conseiller du Président de la République. En tout cas, à un an de la fin de son mandat, le régime n’a trouvé de solution durable à ce problème récurrent et notre Président n’a pas honoré sa promesse, celle de mettre fin au délestage en trois ou six mois.

J.Harisoa

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