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EDITORIAL : Le Parrain d’Atsimondrano ?

Il est ainsi confirmé après cette « visite organisée » à l’hôpital Ravoahangy Andrianavalona que Claudine Razaimamonjy est encore à Ampefiloha, du moins jusqu’au moment où nous mettons sous presse. Néanmoins, ses proches font tout leur possible pour lui éviter les visites, et cela, de qui que ce soit hormis celles « programmées ». La raison est, selon toujours ces sources, qu’elle craint pour sa vie. En effet, le passage de cette conseillère occulte du président de la République devant un tribunal équivaudra à ouvrir la boîte de Pandore et occasionnera de nombreuses calamités pour beaucoup de hautes personnalités et pas des moindres, car des têtes dirigeantes tomberont inévitablement.

Par ailleurs, tout le monde sait actuellement que la protection du Directeur Général du Bianco a été renforcée. Des rumeurs courent également qu’on attente à sa vie parce qu’il veut faire preuve d’indépendance en essayant de faire le travail pour lequel il a été nommé : lutter contre la corruption.

Une situation qui n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en Italie quand le gouvernement de ce pays à décidé d’appliquer sa politique dénommée « mains propres », il y a des années de cela. Cette politique visait à mettre un coup d’arrêt (et non pas un « cran d’arrêt » comme dirait l’autre) aux activités de la Mafia. En effet, la corruption y était telle que la Mafia avait à sa solde de hautes personnalités, des juges, des magistrats et même de hauts responsables au sein des forces de l’ordre. Etant donné ces nombreuses complicités, la puissance de cette organisation secrète rivalisait même avec celle de l’Etat. Les accusés dans les affaires – car il y en a eu plusieurs, notamment des affaires portant sur des assassinats, des extorsions ou des pratiques corruptives – faisaient l’objet de protection particulière au même titre que les juges chargés de l’instruction des dossiers.

Au vu de ces similitudes, on est en droit de dire que les pratiques mafieuses ont véritablement pris cours chez nous. Si cela était, il devrait également exister un « Parrain » à Madagascar. Et cela ne nous étonnerait pas s’il résidait quelque part dans l’Atsimondrano, par exemple, sous haute protection également comme tout « Parrain » qui se respecte.

N. Randria

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