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BRAS DE FER CUA/ POUVOIR CENTRAL : Les usagers du service public en paient le prix fort

Décidément, la cohabitation entre la Commune urbaine d’Antananarivo et le pouvoir central, par le biais des districts, est loin d’être pacifique. Un bras de fer permanent se fait à travers des rapports de force entre les 6 arrondissements et les 6 districts que compte la Capitale. Une situation de tension qui complique le quotidien de la population dans la préparation des papiers administratifs. Les administrés sont tiraillés entre le couple Ravalomanana et le régime.

Dans le bras de fer politique qui oppose la CUA au pouvoir central, le couple Ravalomanana fait de la Commune urbaine d’Antananarivo son principal cheval de bataille pour contrer le régime actuel. Une guerre froide où les deux parties se disputent le pouvoir attribué aux différentes structures existantes. D’un côté, la CUA reste fidèle à un système de décentralisation qui subdivise la capitale en 6 arrondissements. De l’autre, l’Etat impose son autorité à travers une structure déconcentrée. Les 6 principaux districts sont placés sous la responsabilité de la Préfecture de Police, directement rattachée au ministère de l’Intérieur et donc du gouvernement. C’est la tension permanente entre ces deux structures majeures qui se fait grandement ressentir actuellement. Un conflit d’intérêts dont les usagers du service public sont les premières victimes. Cette guerre du pouvoir remonte déjà à l’époque du règne de Marc Ravalomanana où ce dernier a pris des mesures pour détacher le fokontany de la Commune. Plus tard, ces mesures se sont matérialisées en décret émanant du pouvoir central. A l’heure actuelle, les ambitions de Marc Ravalomanana se sont retournées contre lui puisque les 192 fokontany d’Antananarivo sont sous le contrôle des Districts. Il y a quelques mois de cela, la Préfecture de Police a publié une note pour renforcer la gestion du fokontany par le District et non par la CUA.

Le calvaire des administrés

Le détachement du fokontany d’avec la CUA s’avère ainsi un handicap majeur pour le couple Ravalomanana dans le cadre de sa préparation pour la présidentielle 2018. Une conquête du territoire qui arrange le régime actuel qui s’attribue tous les droits sur les 192 fokontany. De plus, Lalao Ravalomanana ne peut plus renverser la tendance car le nouveau statut du fokontany a été renforcé par les décrets 2014-018 et 020. Cependant, le fokontany devrait être le modèle de base par excellence de la Collectivité Territoriale Décentralisée. Mais encore, le problème réside dans le fait qu’étant rattaché au District, le chef de fokontany n’est plus élu par le peuple mais nommé. Ce qui renforce encore une fois de plus la tension entre la CUA et le pouvoir central. Dans ces rapports de force, les administrés sont les premiers à en faire les frais. Comme c’était le cas au niveau du IIème arrondissement. Le délégué d’arrondissement a tout simplement refusé de marier un couple sous prétexte que les certificats de résidence délivrés par le fokontany n’étaient pas valables. En effet, depuis l’application de la nouvelle loi sur le fokontany, le sceau de la CUA a été retiré de tous les documents administratifs émanant de ces bureaux. Le responsable de cet arrondissement a alors exigé aux futurs mariés de revenir auprès de leur fokontany pour modifier l’en-tête des certificats de résidence. De son côté, le président du fokontany renvoie la balle et refuse d’y apposer le blason de la Commune. En somme, les usagers ne savent plus à qui s’adresser. Un fardeau de plus qui s’ajoute à la lenteur administrative. Devant cet agacement, des mesures doivent être prises pour que les intérêts politiques ne passent plus avant ceux du peuple.

La Rédaction

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