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A FORCE DE SE JUSTIFIER : Hery Rajaonarimampianina s’accuse !

A FORCE DE SE JUSTIFIER : Hery Rajaonarimampianina s’accuse !

Le ridicule ne tue vraiment pas. A moins de deux ans de la fin de son mandat, le Président de la République ne fait que s’autodétruire et emporte, malheureusement, le pays avec lui dans sa propre chute. Son incompétence et celle de son entourage se révèlent davantage dévastatrices. La campagne de communication menée par la Présidence cette semaine pour tenter de redorer le blason du Chef de l’Etat en dit long. Dans des séries d’articles publiés pour l’occasion, on obtient enfin les réponses et confirmations pourquoi Hery Rajaonarimampianina ne s’en sort pas. Contrairement à l’effet voulu, cette campagne ne fait qu’enfoncer le clou.

Dès la première ligne, l’article produit un effet négatif sur l’image du Président et explique tout sur l’échec du régime actuel : « La méthode de travail du Président Hery Rajaonarimampianina n’arrive pas à toucher les Malgaches », indique-t-on dans l’article principal de ce publi-reportage. Malheureusement, c’est la triste vérité. Trois ans et trois mois après son investiture, le Chef de l’Etat qui se dit «élu par le peuple » n’arrive toujours pas à obtenir l’adhésion et le respect de la population, confirmant ainsi que sa candidature à la présidentielle à l’époque a été une candidature fortuite, et qu’il n’a ni la carrure d’un leader, ni l’étoffe d’un Président de la République.

Rajaonarimampianina a beau présenter un Plan national de développement (PND), comme il sait le faire en tant qu’expert comptable, mais ni les actions menées jusqu’ici, ni les points évoqués dans son programme quinquennal n’ont eu d’impact sur la vie de la population. « Président de la République exceptionnel », comme le dit l’article, il l’est certainement. Parce que de tous les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir, il est le seul à montrer autant d’incapacité et d’absurdité. Même Andry Rajoelina qui n’était pas élu par les Malgaches, ou encore Marc Ravalomanana qui a brillé pour son autoritarisme, ont fait mieux que ce soi-disant président qui fait partie de l’intelligentsia malgache.

Le Président de la République serait un bon enseignant ayant su inculquer à ses étudiants comment accepter leurs propres erreurs, comme les articles de sa campagne de communication le disaient. Mais la réalité est tout autre, du moins depuis qu’il est devenu Chef de l’Etat. Hery Rajaonarimampianina ne veut pas reconnaître ses propres erreurs actuellement. C’était le cas, entre autres, dans le cadre de la nomination des Premiers ministres et des membres du gouvernement dont la plupart n’ont pratiquement rien fait, mais restent toujours au pouvoir pour épuiser les richesses nationales à leur manière. C’était également le cas du choix de son staff à la Présidence, composé en majorité de corrompus comme Claudine Razaimamonjy.

Le manque de leadership de Hery Rajaonarimpianina se confirme notamment par son caractère indécis, et prouve son irresponsabilité. Voilà pourquoi, il n’a pas d’autorité vis-à-vis de son entourage concernant, entre autres, la corruption. Raison pour laquelle, l’appel au patriotisme qu’il a lancé a été traduit par ses proches, dont sa conseillère spéciale, comme un encouragement à poursuivre dans leur mauvais chemin. La vérité est qu’au lieu de dicter le renforcement de la loi contre la corruption, il protège les ennemis de l’Etat de droit en déployant, entre autres, des gardes présidentielles pour protéger Claudine Razaimamonjy qui devait être jetée à Antanimora.

Rien d’exceptionnel

L’un de ces articles indique que la population et les pays partenaires de Madagascar accusent Rajaonarimampianina de n’avoir rien fait en trois ans et trois mois au pouvoir. Ce n’est en aucun cas une accusation mais une réalité. Le bilan qu’il ose défendre reste la réintégration de Madagascar au sein de l’Agoa, la réalisation du Sommet de la Francophonie et celui du Comesa dans la Grande île ainsi que le financement accordé par les partenaires techniques et financiers dans le cadre de la conférence des Bailleurs (CBI). Sinon, l’ancien ministre des Finances durant la Transition brille particulièrement par son assiduité aux cérémonies d’inauguration de petites infrastructures comme des salles de classe d’une école primaire publique, des centres de santé de base… Parce qu’en réalité, il n’a fait rien d’exceptionnel à part creuser l’écart entre les riches et les pauvres et accroître l’insécurité dans le pays. Le Président aura beau dire qu’il reste « modeste » dans sa manière de communiquer, et n’aime pas le tamtam médiatique pour louer ses réalisations, mais la population n’est pas dupe. Il y a effectivement des explications à tout. D’un côté, s’il ne dispose pas d’un temps d’antenne conséquent auprès des médias privés, c’est parce qu’il ne fait pas grand-chose qui mérite d’être partagé et communiqué à la majorité de la population. D’un autre, et contrairement aux affirmations faites dans le cadre de cette campagne, Rajaonarimampianina bénéficie principalement du privilège des Chaînes nationales que le parti au pouvoir et les gouvernants monopolisent. A celles-ci s’ajoutent les médias qui gravitent autour des dirigeants et qui n’ont d’yeux que pour le Président de la République et ses sbires. Et il faut le dire : cette campagne de communication menée par la Présidence ne fait que confirmer, entre autres, que Rajaonarimampianina est loin de véhiculer l’image qu’il annonce porter. Mais visiblement, le Chef de l’Etat et son entourage trouveront toujours à dire et à redire pour éviter d’assumer toute responsabilité dans ce qu’ils n’ont pas pu réaliser et dans ce qu’ils ne réaliseront jamais. Comme c’était déjà le cas dans la résolution du délestage. Lors de son investiture, le Président a fait la promesse de résoudre ce problème en trois mois. Trois ans et trois mois plus tard, dans le cadre de cette campagne de communication, il trouve une réponse comme quoi « il est nécessaire de trouver des solutions durables » telles que l’installation de barrages hydroélectriques. Des projets qui ne se réaliseront pas dans les prochaines années. C’est la raison pour laquelle il cherche certainement à briguer un autre mandat, par tous les moyens, en 2018, malgré son bilan très catastrophique.

La Rédaction

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