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Bois de rose de Madagascar : la Chine, principale destination

Bois de rose de Madagascar  : la Chine, principale destination

Plus de 95% des bois précieux malgaches partent illégalement vers la Chine, selon un nouveau rapport international lancé par le WWF lors de la Journée du patrimoine mondial 2017, au mois d’ avril. Ce commerce a engendré plus de 1,25 milliard de dollars sur trois ans.

Le bois de rose illégal est avant tout importé par la Chine, malgré l’interdiction complète de la Cites de son commerce par Madagascar en 2013.  Cette année-la, toutes les populations  malgaches d’espèces précieuses de bois d’œuvre ont été inscrites à l’Annexe II de la Cites et Madagascar a accepté un quota d’exportation zéro.

Selon le rapport de WWF intitulé, «Mettre un terme au commerce illégal des espèces classées à la Cites sur les sites du patrimoine mondial», publié au mois d’avril dernier, la Chine continue malgré tout à importer du bois de rose. «La proportion de grumes illégales importées dans le pays est évaluée à plus de 95 %. Les estimations suggèrent que la Chine a reçu au total 50.000 tonnes de bois de rose exploitées illégalement pendant la période 2013-2016, pour un montant de 1,25 milliard de dollars américains», peut-on lire dans ce rapport.

Selon toujours les données fournies dans ce rapport, l’exploitation forestière illégale dans les forêts humides de l’ Atsinanana qui abritent 12.000 espèces de plantes endémiques dont le bois de rose et le bois d’ébène est à son paroxysme et ce, depuis une décennie. L’abattage illégal du bois de rose concernait 200 à 300 m3 par jour dans les parcs nationaux de Masoala et de Marojejy.

Plusieurs tentatives de coup d’arrêt

Le rapport révèle en outre que les grands itinéraires de transit passent par Zanzibar (Tanzanie), Mombasa (Kenya), le Mozambique, le Sri Lanka, Singapour et Hong Kong, sachant au demeurant que Zanzibar et Hong Kong constituent les principaux pays de blanchiment du bois de rose malgache.

Malgré plusieurs tentatives de coup d’arrêt à cette exploitation illégale en 2006 et en 2010, les mesures prises semblaient inefficaces. L’on évalue à environ 350.000 le nombre d’arbres, en particulier d’essences fournissant le bois de rose, abattus entre 2010 et 2015 dans les aires protégées, pour l’essentiel sur le territoire du site du patrimoine mondial. Depuis 2010, au moins un million de grumes, soit approximativement 150.000 tonnes, ont été exportées illégalement depuis Madagascar.

Aussi louables que soient ces actions, les rapports établis en 2016 indiquent que l’exploitation forestière illégale se poursuit dans les aires protégées. Aux mois de juin et juillet derniers, entre 60 et 100 tonnes de bois de rose auraient été exportées de Madagascar.

Arh.

 

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