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Madagascar il y a 100 ans : une culture industrielle à poursuivre dans nos colonies (4)

(Suite.)

Nous devons, au surplus, dire que dès maintenant en Indo-Chine française où la récolte de la ouate végétale

a toujours compté pour un chiffre assez important de kilogrammes au moins pour les besoins indigènes, l’arbre à kapok commence à faire l’objet de plantations méthodiques. Tel de nos planteurs, M. Leblanc, qui a donné à ce sujet des renseignements fort intéressants dans le Bulletin économique de l’Indo-Chine, a déjà planté quelque 40 000 pieds de kapokiers qui produisent, et il affirme que, du moins sous le climat de l’Indo-Chine, cet arbre s’accommode tout aussi bien des terrains sablonneux que des sols argileux. Il ne réclame que des soins assez sommaires, des débroussaillements à son pied, peu de labourage, au moins dès qu’il atteint une taille de 2 mètres à 2 m 50, ce qui n’est presque rien puisque finalement le kapokier monte couramment à 25 et 30 mètres. M. Leblanc fournit des indications pécuniaires sur les dépenses de premier établissement et de fonctionnement des plantations d’arbres à kapok ; il apporte en la matière le fruit de son expérience personnelle. Il estime qu’après avoir engagé quelque 14 000 piastres dans une plantation de 200 hectares, on peut arriver dès la septième année, les arbres étant en rapport, à encaisser au moins 30 000 piastres de rendement, les encaissements ayant naturellement été assez faibles dans les premières années et la cinquième année même les recettes ne dépassant pas au total 12 000 piastres. Le kapokier qui peut se reproduire soit par graine, soit par bouture, végète très rapidement et commence à fournir des fruits après trois ans ; l’arbre adulte en donnera jusqu’à 300 ; plus fréquemment il faut compter seulement sur quelque 200. Dans ces fruits de 10 à 15 centimètres de long qui s’ouvrent par éclatement de 5 valves, on trouvera environ 150 graines noyées dans la fibre ; le poids des graines étant de 6 à 7 grammes dans chacune des cinq capsules et le poids de la fibre à peu près le même. Ces poils de kapok, cette ouate est constituée de cellulose pure ; mais la fibre est un peu courte, il est rare qu’elle atteigne 30 millimètres, et comme les parois en sont minces, elle est assez peu résistante, elle est même cassante comme nous le disions.

(À suivre.)

Daniel Bellet.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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