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Enclavement et migration : le paludisme difficile à maîtriser dans le Sud

Enclavement et migration  : le paludisme difficile à maîtriser dans le Sud

L’enclavement de certaines zones, conjugué avec la migration des familles de petits exploitants miniers, rend difficile la mise en œuvre des actions de riposte contre le paludisme, notamment dans le sud du pays. Tant bien que mal, le ministère de la Santé s’efforce de  maîtriser la situation.

Le paludisme fait rage dans le sud du pays. De source auprès du ministère de la Santé, plusieurs dizaines de décès ont été enregistrés dans cette partie de l’île depuis le mois de décembre 2016 jusqu’au mois de février dernier. La situation est plus critique dans le district de Sakaraha, notamment à cause de l’enclavement de certaines localités et la migration liée à l’exploitation de saphir.

«Des familles nomades qui se déplacent vers d’autres sites d’exploitation de saphir se trouvent exclues de toutes les mesures de prévention. En l’occurrence, suite à la découverte de cinq nouveaux sites de saphir, plus de 6.000 personnes sont privées de moustiquaires imprégnés d’insecticides à effet durable (Mid)», a informé le directeur de lutte contre le Paludisme, le Dr Arsène Claude Ratsimbasoa, joint hier au téléphone.

Baisse de morbidité

Malgré ces difficultés, d’importants progrès ont été notés suite aux actions de riposte menées dans cette partie de l’île où les efforts en matière de lutte contre cette pathologie ont été concentrés ces derniers temps. Selon notre source, «L’effectif des décès a connu une baisse conséquente vu que des mesures de prévention et de traitement ont été entamées sur place». Entre autres, la commune d’Ankililaoka où le paludisme  sévit de manière sévère a bénéficié de cinq campagnes consécutives de  distribution de masse de médicaments, notamment au profit des enfants de moins de 15 ans outre la distribution de Mid. La dernière campagne y afférente sera menée cette année.

Tout compte fait, des efforts restent encore à déployer dans la mesure où il reste beaucoup à faire pour l’éradication de cette maladie dans le sud. Le maire de la commune de Sakaraha, Jean Nicolas Bagdas Sariant, a fait savoir qu’ «une trentaine de décès ont été enregistrés dans sa circonscription entre le mois de mars et avril dernier, dont majoritairement des enfants de moins de 10 ans». Notre source a pourtant reconnu que l’effectif des décès a baissé par rapport à ces derniers mois. Face à ce résultat satisfaisant, le pays a de quoi se réjouir en cette célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme qui sera célébrée officiellement ce vendredi à Belalanda, commune rurale de Toliara II,  sous le thème, «En finir pour de bon avec le Paludisme».

Fahranarison

 

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