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Madagascar il y a 100 ans : une culture industrielle à poursuivre dans nos colonies (3)

(Suite.)

Cet arbrepeut nous permettre d’enrichir considérablement notre domaine colonial, d’en tirer un bien meilleur parti : tout d’abord peut-être en recueillant les fruits qui poussent sur les fromagers sauvages, mais en envisageant immédiatement la possibilité et l’intérêt de créer de véritables plantations de cet arbre. Les Allemands nous ont montré à bien des reprises le parti que l’on peut tirer de beaucoup des produits de nos colonies, notamment en matière d’oléagineux ; et nous possédons des centres de transformation qui, comme Marseille, ont le plus gros intérêt à se procurer à bon marché ces matières oléagineuses. En outre, certaines de nos industries du meuble et peut-être notre industrie textile doivent désirer trouver à leur disposition en abondance et relativement à bon marché une fibre particulièrement appréciée sur tous les marchés du monde.

Il y a déjà fort longtemps que les Indes néerlandaises se sont mises à tirer parti du kapokier, à la cultiver même pour expédier sur l’Europe en très grande partie les graines et les fibres que l’on peut extraire du fruit de l’arbre. Dès 1907, Java, pour son compte, expédiait bien près de 8 millions et demi de kilogrammes de fibres kapok ; à ce moment la Hollande et aussi la France et l’Angleterre avaient commencé d’acheter de la graine comme matière première oléagineuse. Amsterdam et Rotterdam sont devenus des marchés très importants pour la vente des produits du kapokier ; il serait sans doute assez facile de créer des marchés analogues dans certains de nos grands ports, le jour bien entendu où un courant d’importation de la fibre et des graines s’accuserait plus important en provenance au moins partielle des colonies françaises où le kapokier prospère et peut se développer grandement. À Java, à Sumatra, on a remplacé en grande partie la culture du cotonnier par l’industrie agricole du kapok, et c’est ce qui prouve qu’elle paye ; il est assez simple d’en faire de même dans beaucoup de nos colonies là où l’existence naturelle du kapokier ou de certaines de ses variétés du moins montre que l’arbre est susceptible de bien venir, de fournir des fruits en abondance, cette abondance s’accentuant particulièrement du fait de la culture, comme de juste.

(À suivre.)

Daniel Bellet.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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