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Jirama : la société civile réclame plus de transparence

Jirama : la société civile réclame plus  de transparence

Le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) exige plus de transparence sur les activités menées par la Jirama. La plateforme de la société civile vient de publier une première série d’études menées au niveau de cette société d’Etat, montrant le niveau de la transparence et l’accessibilité des informations  sur la Jirama.

Les difficultés financières de la Jirama continuent de peser lourd sur le budget de l’Etat. Ce déficit s’explique principalement par un prix de vente inférieur aux coûts de production. La société civile réclame aujourd’hui des comptes à cette société détenue à 100% par l’Etat afin de mieux comprendre les enjeux et les défis qu’elle doit faire face. Pour le CCOC, des efforts de transparence sont effectués, mais la disponibilité des informations est encore insuffisante pour que les citoyens puissent comprendre les activités de l’ entreprise.

«L’opacité persistante sur les problèmes de la Jirama a longtemps été un sujet de frustration de la part des usagers. La mise en place d’une cellule de communication suivie de quelques actions concrètes semble être des lueurs d’ouverture», indique le CCOC dans son rapport.

En effet, une cellule de communication a été créée auprès de la société depuis janvier dernier, alors qu’un administrateur délégué a été nommé suite au limogeage de l’ancien directeur général de la Jirama. Dès lors, quelques informations concrètes sont accessibles sur le site de la compagnie, relatives notamment aux états financiers de la compagnie entre 2009 et 2014, aux prix de vente selon le type d’utilisation, à la liste non exhaustive des partenaires de la société. Mais cela reste insuffisant pour la société civile.

Quelques informations essentielles attendues

Le CCOC réclame également d’autres informations essentielles comme le coût de location des groupes, le coût d’achat d’énergie par les fournisseurs, les détails des contrats passés avec eux et les données concernant les interventions budgétaires de l’Etat. Car d’après cette entité, l’accès à ces informations permettra aux usagers de mieux comprendre la raison de ce gouffre financier vécu par la Jirama chaque année.

A titre d’information, cette année, les subventions de 250 milliards d’ariary de la Jirama représentent 69,28 % du budget du secteur Santé de l’Etat. En 2014, quand la  Jirama a déclaré des pertes de 446,184 milliards d’ariary, soit 66,3% de son chiffre d’affaires, elle avait eu droit à 290  milliards d’ariary de subventions, soit environ 64,99%  du budget de la Jirama et 3,95% du budget de l’Etat, d’après les données du CCOC.

Riana R.

 

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