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Foire du livre : l’édition reste un défi

Foire du livre : l’édition reste un défi

Le rideau est levé sur la 13e édition de la Foire du livre qui aura lieu jusqu’au 28 avril prochain à l’esplanade d’Antaninarenina.

«Le livre, source de savoir et un bel outil éducatif». C’est par ce leitmotiv que l’association des éditeurs de Madagascar s’attèle à raviver, encrer et satisfaire dans tout un chacun l’amour du livre durant la semaine de la foire. La première journée d’hier a plutôt attiré du beau monde pour une séance de lecture sur place, conférence-débat et notamment un mini concert pour changer un peu le décor.

Parmi les 17 exposants, les Editions Ambozontany viennent de présenter officiellement le dictionnaire bilingue français-malgache, Vitasoa. «Faire éditer chaque année une nouvelle version d’un dictionnaire n’est pas pratiquement faisable au pays. Cela, principalement pour des raisons économiques qui touchent aussi bien la maison d’édition que les consommateurs. Le faible pouvoir d’achat contraint à recourir à la réédition, une fois le nombre d’exemplaires de livres écoulés dans les bacs. Pour le cas de Vitasoa qui vient récemment de sortir, un grand effort a été entrepris pour fournir, compléter et soigner ses 53 239 nouvelles entrées», a fait savoir Guillaume Rakotonandratoniarivo, père directeur des éditions Ambozontany.

Mal en point

Le secteur de l’édition à Madagascar a toujours été mal en point. Les activités comme la Foire livre permettent aux acteurs de la chaîne de crever l’abcès.

«L’édition malgache fait toujours face à des temps difficiles car il n’y a aucun soutien de l’Etat pour développer ce secteur, aucune politique publique de la lecture qui permet d’écouler le livre édité à Madagascar et la persistance du déversement de dons de livres venant de l’extérieur malgré une sensibilisation des associations sur l’impact négatif de ces dons sur le développement de l’édition malgache et sur la lecture», a déploré Marie Michèle Razafintsalama, présidente de l’association des éditeurs de Madagascar (Aedim).

Et de conclure, «La faiblesse de la diffusion des livres freine aussi son développement. Beaucoup d’endroits n’ont pas de points de vente de livres dans l’île et la majorité de la population ne connaît pas les productions existantes.  L’association a développé plusieurs partenariats pour dynamiser le secteur mais beaucoup d’actions restent à faire».

Joachin Michaël

 

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