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Chronique : grande discrétion après un tumultueux brouhaha

La famille comme les services de police ont entouré de précautions pour assurer de grande discrétion la libération du jeune Karana enlevé de façon spectaculaire au nez et à la barbe des agents des forces de l’ordre présents sur les lieux au moment du crime. Ce rapt a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, faisant suite dans une période rapprochée à une série de crimes dont ont été victimes des membres de la communauté Karana, déjà que ces derniers crimes, meurtres ou enlèvements ne font qu’envenimer une ambiance depuis longtemps délétère dans laquelle cette communauté éprouve le sentiment de constituer une cible privilégiée servant de défouloir à la frustration de la population.

Pour sûr que la grande majorité de la population noyée dans des difficultés éprouve une sorte d’animosité à l’endroit des étrangers vivant sur grand pied parfois même nageant avec insolence dans l’opulence. Ceci étant, on ne peut noter que  peu ou même aucune manifestation vindicative avec violence pouvant être liée directement à ce ressentiment, ni à l’égard des Karana ni à l’endroit de quelque autre groupe d’étrangers, on commettrait grave erreur à vouloir faire l’amalgame, de fondre dans et confondre avec la population locale l’engeance de bandits que l’on peut rencontrer dans tous les pays du monde.

Pour dénoncer le climat d’insécurité on ne peut ignorer les tracas et souffrances que vit la population autochtone, les actes d’agression dont sont victimes les petites gens font moins de bruit mais n’en sont pas pour autant moins sauvages malgré peu d’espoir pour les voyous et bandes organisées d’en tirer grand profit.

En essayant de faire grand bruit autour d’une manif pour réclamer plus de sécurité la communauté Karana, faisant bande à part, ne témoigne pas d’une volonté de faire chorus avec les autochtones, et le silence qui a couvert de discrétion l’issue heureuse ne fait que renforcer le sentiment qu’en ressent la population : quand ça va mal ils hurlent, quand ça va bien ils le gardent pour eux.

Les manifestations de solidarité ne trouvent pas grâce aux yeux de la population. S’octroyer un beau rôle en se parant de largesses en faveur d’une population réduite chez elle à la mendicité, parait de plus en plus suspect, les gens se culpabilisent, s’interrogeant sur les raisons de ce schéma : ne sont-ils que nuls, ou sont-ce les autres qui seraient trop malins et rusés. La cohabitation n’a pas réussi en leur faveur, beaucoup en cherchent l’explication sans nécessairement en  jeter sur les autres la responsabilité, mais se faisant la conviction que ça ne peut pas continuer ainsi, et c’est à l’Etat de gré ou de force  qu’il appartient d’y remédier.

Léo Raz

 

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