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Madagascar il y a 100 ans : cartes messages

Le Gouverneur Général a l’honneur de porter à la connaissance du public que des cartes messages destinées à la correspondance avec les pays envahis sont mises à la disposition des intéressés qui pourront se les procurer : à Tananarive, dans les bureaux du directeur du cabinet du Gouverneur Général ; dans les autres circonscriptions, au bureau du chef de province.

L’échange de cette correspondance est soumis aux formalités suivantes sous peine de voir refuser la transmission :

1° Les cartes destinées à la correspondance ne pourront être délivrées qu’aux chefs de famille, de nationalité française ou alliée, qui justifieront qu’ils ont des parents en pays envahi ;

2° Les expéditeurs ne peuvent adresser qu’une carte tous les deux mois ;

3° Les cartes ne doivent pas contenir plus de vingt mots, non compris la signature et l’adresse ;

4° Elles ne doivent comporter aucun renseignement d’ordre militaire ou économique et ne traiter que d’affaires exclusivement privées ;

5° Chaque carte doit être adressée à une personne déterminée demeurant dans telle commune ;

6° Les cartes doivent être écrites très lisiblement, les noms, les prénoms et adresses des destinataires très exactement libellés et comprendre, sauf s’il s’agit d’un village, l’indication de la rue et du numéro ;

7° Les cartes doivent être remises au bureau de poste, au guichet, et non jetées dans les boîtes. Le timbre à date y sera apposé aussi nettement que possible.

Afin d’éviter l’encombrement et pour distribuer aussi rapidement que possible à tous les intéressés les nouvelles qu’ils attendent depuis si longtemps, il est recommandé de ne pas multiplier la correspondance. Les membres d’une même famille doivent donc s’abstenir, autant que possible, d’envoyer chacun des messages particuliers, laissant au chef de famille le soin d’entrer seul en communication avec la portion de famille restée en pays occupé.

Mort au champ d’honneur

Rouquette (Gabriel), soldat au 3e Zouaves, déjà titulaire de la Croix de guerre. – Tué, à l’âge de 35 ans, à Nieuport le 7 janvier 1917 par un éclat d’obus.

  1. Rouquette (Gabriel) était le frère de feu M. Rouquette, vétérinaire, décédé à Analalava en 1915, et de M. Rouquette (Paul), adjoint des services civils, mobilisé au bataillon de l’Émyrne à Tananarive.

Journal officiel de Madagascar et Dépendances

www.bibliothequemalgache.com

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