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Usage d’une nouvelle lanterne : les taximen reviennent sur leur décision

Usage d’une nouvelle lanterne  : les taximen reviennent sur leur décision

A peine démarré, le projet relatif à l’usage d’une nouvelle lanterne pour les taxis exerçant dans la capitale connaît un obstacle. Les usagers, qui ont déjà adhéré à ce projet, font machine arrière pour des raisons liées à certaines clauses du contrat y afférent qui n’ont pas été portées à leur connaissance.

Les taximen se sentent piégés. Ces derniers ne sont pas au courant de toutes les conditions régissant l’accès à la nouvelle lanterne dotée de puce et d’hologramme, un projet de partenariat public- privé (3P), qui vient d’être lancé récemment par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Au départ, les responsables ont assuré la gratuité de cette lanterne avec certaines conditions, notamment la disposition de papiers complets, telles la licence, la carte grise et la patente ou encore le maintien des véhicules en bon état pour ne citer que les éclairages, les roues, les revêtements intérieurs et le moteur…

«Mais, d’autres clauses inscrites dans un contrat presque illisible et incompris par la majorité des conducteurs et propriétaires de taxi existent sans qu’elles aient été portées à leur connaissance», a dénoncé le vice-président de l’Association des taxis de la capitale d’Antananarivo ou «Fikambanan’ny Taxi an’AntananarivoRenivohitramiasa» (FTAR), Fidèle Ramiandrisoa, joint au téléphone. A l’issue d’une réunion organisée samedi dernier, les membres de cette association ont convenu de revenir sur leur décision en décidant de refuser l’usage de cette nouvelle lanterne.

Des charges financières de plus

Certaines dispositions de ce soi-disant contrat contredisent l’accès gratuit à ce nouveau matériel, censé contribuer efficacement à la lutte contre les taxis clandestins qui sillonnent dans la capitale. «Ce contrat stipule que, les usagers doivent se charger de la réparation en cas d’usure alors que l’entreprise qui se charge de la distribution a fait croire aux taximen, avec une démonstration, que cette nouvelle lanterne est indestructible»,  regrette notre source.

«Selon toujours ce contrat, les usagers doivent se charger de la remplacer contrairement à ce qu’on nous a communiqué au début alors que le prix d’une lanterne de ce genre est estimé à 200.000 ariary. Tout cela, pour nous obliger à inscrire ce nouveau matériel à la Police d’assurance, qui induit des charges financières de plus qui peuvent mettre notre activité en péril», a ajouté Fidèle Ramiandrisoa. Face à toutes ces différentes formes de piège, la FTAR renonce catégoriquement à l’usage de cette nouvelle lanterne. La première manifestation allant dans ce sens a déjà commencé le week-end, via l’insertion d’un message écrit relatant ce refus, à l’intérieur de chaque taxi. «D’autres manifestations seront en vue si les responsables concernés s’entêtent

à appliquer cette disposition», a précisé la présidente de la FTAR, Clémence  Rahariniaina.

Fahranarison

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