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Madagascar il y a 100 ans : nouvelles de Sainte-Marie de Madagascar Ste-Marie, le 26 mars 1917.

Depuis ma correspondance du 3 mars, un ensemble de faits se sont produits sur lesquels il convient dans l’intérêt de la vérité de garder le silence.

La question du riz est primordiale, et peu s’en est fallu pour les habitants de Ste-Marie qu’ils n’aient été privés de cette nourriture quotidienne si ne s’était produite l’intervention d’un colon commerçant pour obtenir d’un honorable armateur de Tamatave de prendre à bord du voilier Clémence Eugénie huit tonnes de riz blanc provenant de Maroantsetra, lequel voilier avait relâché sur notre rade par suite du mauvais temps.

Le Bagdad fera escale demain matin à Ste-Marie avec un chargement de quinze tonnes de riz pour notre alimentation. Ce ravitaillement est encore dû à l’initiative du même colon mentionné ci-dessus.

  1. Peboucher, médecin en chef, débarquera du Bagdad pour l’inspection des 8 ou 9 réformés pour apprécier à nouveau l’actuel état de santé de ces futurs mobilisés, immobilisables. Après cette visite, il faut espérer qu’on laissera tranquilles ces hommes inaptes au service militaire.

Depuis environ un mois, les commandes de victuailles sont faites à Tamatave par les commerçants de Ste-Marie, mais faute de moyens de transport ces marchandises attendent le retour du Sidon pour apporter à Ste-Marie du riz, de la farine, du sucre, du vin, de la graisse, de la salaison de viande, des grains secs, etc.

Bien que nous devions toute reconnaissance à M. le Gouverneur Général pour les escales des annexes des Messageries Maritimes à Ste-Marie, il est de notre devoir de rappeler en haut lieu qu’après le grand désastre du dernier cyclone, notre région est dans un état d’avarie général, et l’on peut constater sans exagération que la perte de la récolte du girofle et de la vanille est totale et doit être évaluée à la somme de cinquante mille francs pour l’année 1917.

Un colon.

Incendie

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie a dévoré une partie de l’hôtel Dubois. On assure que ce sinistre est dû à l’imprudence d’un voyageur.

Les dégâts sont assez importants.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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