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Suspicion de la corruption : un capitaine et un gradé de la gendarmerie écroués

Suspicion de la corruption  : un capitaine et un gradé  de la gendarmerie écroués

L’assainissement au sein de la gendarmerie se poursuit. Poursuivis pour corruption, trois gendarmes dont un officier viennent d’être présentés devant la Chaîne pénale anti-corruption.

Pas de mansuétude pour les contrevenants. C’est en quelque sorte le message que le commandement de la gendarmerie veut faire passer en mettant en place le Service anti-corruption au sein de ce corps.

Pas plus tard que dans la soirée de jeudi, un capitaine qui n’est autre que le commandant de la Compagnie territoriale de gendarmerie d’Ankazobe ainsi que deux gendarmes gradés ont été présentés devant la Chaîne pénale anti-corruption après une enquête préliminaire rondement menée par le service fraîchement installé. A l’issue du défèrement, l’officier et l’un des gendarmes gradés ont été placés en détention préventive à Antanimora tandis que l’autre gradé a bénéficié d’une liberté provisoire.

D’après des sources concordantes, tout a commencé après l’interception à Andranovelona Mahitsy d’un camion transportant une cargaison de cannabis pesant approximativement 140 kg. Conformément aux procédures réglementaires, le camionneur ainsi que le propriétaire de la marchandise ont subi l’interrogatoire. Mais là où le bât blesse, c’est que l’officier se serait saisi du dossier et aurait indûment soutiré de l’argent au principal suspect.

Ici, le conditionnel est de rigueur. Le pot aux roses a été découvert quand l’officier et ses présumés complices, apparemment attirés par l’appât du gain, auraient réclamé encore plus. Le suspect a prévenu la gendarmerie et sans attendre, des enquêteurs du Service anti-corruption ont ouvert une enquête. Outre la déposition du «dealer» qui accablait les gendarmes, les transactions effectuées par mobile money constitueraient également une preuve tangible de leur implication.

On ne badine pas avec la loi

Interrogé au sujet de cette affaire, un haut responsable de la gendarmerie a indiqué que la mise en place du Service anti-corruption a pour but de lutter contre ce fléau qui gangrène la gendarmerie.

«Nous ne faisons pas la loi. Nous sommes là pour l’appliquer. Et comme on dit, charité bien ordonnée commence par soi-même, nous devons montrer l’exemple. Personne n’est sans savoir que, d’après les statistiques, la gendarmerie se trouve parmi les cinq premiers en termes d’indice de perception de la corruption. Nous voulons renverser cette tendance. C’est la raison pour laquelle le Secrétariat d’Etat chargé de la gendarmerie et le commandement de la gendarmerie ont décidé de mener un assainissement. Et tout le monde doit savoir qu’on ne badine pas avec la loi», a-t-il conclu.

Mparany

 

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