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Réconciliation nationale : entre divergence et assurance

Réconciliation nationale : entre divergence et assurance

La réconciliation nationale divise. Bien que la loi ait été adoptée, celle-ci ne fait toujours pas l’unanimité, même au sein des élaborateurs du texte. De son côté, la communauté internationale veut s’assurer de la garantie de l’inclusivité des textes.

Tout le monde n’était pas sur la même longueur d’onde hier à la faculté Degs Ankatso lors d’une conférence-débat sur la réconciliation nationale, organisée par le «Olona hasin’ny tany», traduit littéralement par «L’homme, la solidarité, le pays».

Alphonse Maka et André Rasolo qui ont contribué à l’élaboration des nouveaux textes, ont ainsi affirmé que ces textes sont déjà appliqués étant donné qu’ils figurent dans le Plan national de développement (PND) et la Politique générale de l’Etat (PGE). Mais pour l’heure, la mise en place du comité de sélection des membres de la nouvelle structure pour la réconciliation tarde à se concrétiser.

Dans tous les cas, les participants n’ont pas eu le même point de vue que le «Olona hasin’ny tany». Des participants qui étaient tous presque issus du processus de réconciliation nationale dès le départ, à l’instar de Tabera Randriamanantsoa. Pour lui, «La loi sur la réconciliation nationale n’est qu’une perte de temps». Quant à Emile Ratefinanahary, il a indiqué que la loi divise les parties et affiche sa réticence quant à la poursuite du processus.

Réconciliation inclusive

D’autre part, la communauté internationale semble également s’intéresser à la poursuite du processus. Il semblerait qu’une réunion s’est tenue entre le système des Nations unies et les membres du comité d’experts mercredi dernier. Mais avant cela, quelques membres du comité d’experts ont déjà rencontré des membres de l’Union européenne. En effet, la communauté internationale tient à s’assurer que le nouveau texte ne puisse exclure personne dans le processus de réconciliation nationale.

Depuis quelques temps en effet, le ni…ni est revenu au centre des débats. Certains acteurs politiques, particulièrement le Tim et le Mapar craignent que la nouvelle loi adoptée au parlement l’année dernière puisse exclure leur leader respectif du processus, en l’occurrence Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Il faut noter que la communauté internationale, particulièrement l’Union européenne s’est déjà exprimée sur le sujet en déclarant vouloir la tenue d’élections inclusives pour 2018.

Tahina Navalona

 

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