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Forcing pour la mise en place de l’ACD : les aides financières risquent d’être compromises

Forcing pour la mise en place de l’ACD  : les aides financières risquent d’être compromises

Les aides financières pourraient être compromises par la tentative de forcing pour  la mise en place du système ACD, les bailleurs de fonds s’étant positionnés contre ce projet. C’est en tout cas ce que fait savoir la Lettre de l’océan Indien (LOI) qui souligne que ces derniers risquent finalement d’opter pour le langage de la fermeté.

Ce qui devait arriver arriva. L’entêtement à mettre en place le système Advanced cargo declaration (ACD) opéré par la société  ATPMS Group pourrait coûter cher à l’économie du pays et ses relations avec les Partenaires techniques et financiers (PTF). Comme il a déjà été rapporté, des représentations diplomatiques étrangères à Madagascar ont rejoint le rang du secteur privé et autre pays pour se déclarer contre ce projet.

Doublon, unilatéral

Dans un article, LOI (https:// www.africaintelligence.fr/LOI/alerte-loi/2017/03/20/les-occidentaux-ripostent-contre-l-acd, 108226587-ART) rapporte que certains bailleurs de fonds et autres représentations de pays leur ont emboîté le pas. Et que, par le biais d’une déclaration commune, la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), la délégation de l’Union européenne, mais aussi les ambassades des Etats-Unis, du Japon, de la France et du Royaume-Uni,  ont indiqué que la redevance ACD que l’Etat compte mettre en œuvre n’est autre qu’un doublon du système de sécurité et de sûreté maritime déjà appliqué dans les ports à Madagascar.

Ils ajoutent également qu’il s’agit d’une décision unilatérale, les membres du secteur privé malgache n’ont été à aucun moment avisés du  projet. Un secteur privé qui, pour rappel, n’a jamais été contre l’amélioration du système de sécurité des ports à Madagascar mais qui conteste toutefois cette insistance pour l’opérationnalisation de l’ACD d’ATPMS, le même qui déjà provoqué une véritable levée de boucliers indignée l’année dernière.

L’enjeu de la bonne gouvernance

Par ailleurs, poursuit LOI, les partenaires et bailleurs initiateurs de la déclaration soulignent sans ambages que persister dans cette voie ne ferait que remettre en question les possibilités de financement consentis notamment au cours de la Conférence des bailleurs qui a eu lieu à Paris en décembre 2016. Et eux d’ouvrir la voie à un soutien pour un dialogue en vue de trouver et de mettre en place la meilleure formule pour une gestion optimale de la sécurité des ports malgaches, exactement ce à quoi aspire notamment le secteur privé qui a maintes fois rappelé qu’un accord prévoyant «de travailler de concert pour la mise en place d’un système de sécurisation des ports de Madagascar, dont la mise en œuvre sera nationale et confiée à l’APMF», a déjà été signé.

Cela étant dit, qu’on ne s’y méprenne pas car, contrairement à la campagne de communication des pro-ACD qui n’ont aucunement hésité à taxer les bailleurs de «chantage», il faut souligner que  l’aide apportée par la communauté internationale dépend en  grande partie de la solvabilité et la bonne gouvernance du pays. Et force est de constater qu’instaurer un système redondant, teinté de nombreuses zones d’ombre et en plus, est loin de s’inscrire dans ce cadre.

 Dans tous les cas, l’on ap-prend de source informée que cette déclaration commune des bailleurs au sujet de l’ACD a été remise hier au premier ministre qui, sans nul doute, ne manquera pas d’en aviser le président de la République dont on attend l’avis sur le sujet.

Rakoto

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