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Chronique : attention, secousses

La tentation de repli des grandes puissances a pris forme à l’issue du dernier G 20. Les succès enregistrés par les tendances marquées nationalistes font peser une menace grandissante sur les échanges internationaux, ces succès ont  annoncé la couleur de la menace. La 1ère puissance vient d’abattre ses cartes, la donne change, il va falloir s’y adapter. Il reste une lueur d’espoir pour que le changement ne s’opère avec brutalité, entre la politique protectionniste de l’un des géants et la volonté conquérante de l’autre, l’organisation européenne aménage une résistance malgré les manifestations de courants récalcitrants en son sein. Dans ce schéma, derrière les apparences, des soucis égoïstes, peut-être légitimes pour cause des circonstances, dictent les stratégies.

Tous prétendent être victimes de la crise : certains dénoncent le système, même si à l’origine ils en ont été les maîtres d’œuvre et que longtemps ils en ont tiré profits, d’autres accusent comme source de la crise un dévoiement du fonctionnement auquel ils cherchent apporter remède. Certes les deux camps parviennent à décider ensemble une contribution de 45 milliards de dollar pour le développement de l’Afrique. L’annonce a produit des effets  dans nombreux états africains : les gens du pouvoir se lèchent les babines, l’opinion publique affiche scepticisme ou s’en désintéresse. Des réactions à chaud, prématurées en attendant la publication et des modalités de gestion du pactole et  des conditions d’éligibilité pour prétendre en demander le bénéfice.

Face aux grandes puissances, la neutralité pourrait ne pas être garante d’en sortir sans bobo. L’option  de se ranger derrière un camp, hasardeuse comme tout pari, peut même n’avoir aucune utilité : en raison de leurs intérêts les forts peuvent  s’entendent sur le dos des faibles.

Les politiques étrangères des pauvres nécessitent révision. Ici, fourmillent intrigues, commerce d’influence… on prépare les nominations dans les ambassades, souvent à des postes de rente. Pour pas grand changement sauf que l’on exige dynamisme et efficacité. Dynamisme et efficacité en quel domaine ? Tant que l’on n’aura réussi à produire en volume respectable, inutile de conquérir des parts de marché. Pour prospecter des investisseurs ? Pas folles ces guêpes ! Point naïfs les investisseurs ne se fient qu’aux renseignements de leur réseau. Du pays ils ont une image fidèle qui nécessite des retouches, tant elle ne séduit pas.

Léo Raz

 

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