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Trafic de tortues – Projet Alarm : 20 trafiquants en détention

Trafic de tortues – Projet Alarm : 20 trafiquants en détention

La mise en œuvre du projet Alarm par l’Alliance Voahary Gasy en septembre 2016 a permis la mise en détention de 20 trafiquants de tortues. Mais beaucoup reste à faire pour mettre fin au trafic, selon cette plateforme de la société civile.

Neuf dossiers  portant sur le trafic de tortues sont entre les mains de la justice depuis le lancement du projet Application de la loi contre les abus sur les ressources à Madagascar (Alarm)  en septembre 2016 par l’ Alliance Voahary Gasy. Une vingtaine de personnes concernées par ces affaires sont en détention d’après le président de la plateforme Alliance Voahary Gasy, Ndranto Razakamanarina, lors d’une rencontre avec la presse hier.

L’affaire la plus récente concerne la tentative d’exportation illicite de huit bébés tortues Angonoka qui sera jugée ce jour au tribunal d’Anosy. En effet, quatre personnes  ont été  arrêtées par les agents de la douane le 2 mars dernier à l’aéroport d’Ivato. Ils ont prévu de partir pour Bangkok via La Réunion. Après leur audition, un agent de police aurait été impliqué dans cette affaire, indique cette plateforme de la société civile. D’ après Antsa Andriamanarivo, juriste volontaire auprès de l’AVG, « Les contrevenants devraient être punis d’une peine de deux à dix ans d’emprisonnement et d’une amende de 100 millions  à 200 millions d’ariary, selon la loi 2005-018 ».

Beaucoup reste à faire

La lutte contre le trafic de tortues a connu une évolution, mais beaucoup reste à faire d’après le président de l’AVG. « A travers le projet Alarm, nous suivons de près les affaires depuis l’arrestation des personnes jusqu’à leur détention. Nous avons par exemple constaté que parmi les 20 personnes détenues dans les affaires de trafic de tortues, deux ont été mises en liberté provisoire durant les vacances judiciaires de l’année dernière » a-t-il avancé.

Dans la même foulée, Mamy Rastefano, coordinateur du projet Alarm de poursuivre que « La lutte contre le trafic de ressources naturelles reste une tâche difficile à Madagascar vu que le réseau à démanteler est vaste et qu’il s’agit d’une affaire qui rapporte ».

En effet, le trafic de tortues de Madagascar particulièrement l’Angonoka a pris de l’ampleur depuis la crise de 2009. Les statistiques montrent aujourd’hui qu’on retrouve plus de tortues de cette espèce à l’étranger qu’à Madagascar alors que l’Angonoka est endémique à Madagascar. D’après les chiffres publiés  par Durrell Wildlife Conservation Trust en 2015, on recense 400 individus matures  de tortues Angonoka à Soalala, dans la baie de Baly,  l’unique habitat naturel de cette espèce. Pourtant, on retrouve près de 2 000 tortues de cette espèce en Thaïlande.

Riana R.

 

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