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Marchande ambulante de fruits : un parcours de 10 km à pied par jour

Marchande ambulante de fruits : un parcours de 10 km à pied par jour

Martine est une marchande de fruits de saison qui fait du porte à porte. Elle parcourt en moyenne 7 à 10 km par jour pour vendre sa marchandise. Interview.

. Les Nouvelles : Comment êtes-vous devenue marchande ambulante de fruits de saison ?

– Martine : Au départ, j’étais une marchande de fruits de saison au marché de Soamanatombo à Anosy. Depuis la crise, mes recettes ont diminué progressivement, frôlant quelquefois la perte. En plus, il y a la prolifération des petits étals le long des trottoirs et de ceux qui occupent le moindre espace devant les maisons bordant les rues, exerçant le même métier. Tout cela m’a poussée à faire du porte à porte.

. Et ce choix vous a réussi ?

– Oui, je n’ai pas à le regretter malgré les efforts physiques dépensés en plus. Mes recettes se sont améliorées de nouveau, comme au début de ma carrière à Soamanatombo.

. Racontez- nous une peu votre parcours au quotidien.

– Mon quotidien se résume à l’axe Anosibe Tsena – Ampitatafika. Anosibe comme centre d’approvisionnement et Ampitatafika la destination finale de mon parcours. Je fais en moyenne entre 7 à 10 km à pied par jour. Dans ce trajet, j’ai deux points d’étape chez des connaissances. Chaque étape me sert pour prendre mon souffle mais aussi pour garder quelques marchandises dont je me sers lorsqu’il y a épuisement de stocks. Comme cela, je n’ai pas besoin de me déplacer trop loin. Toutefois, lorsque je me sens fatiguée ou quand je ne suis pas trop en forme, je prends le taxi-be.

. Et côté vente, comment ça marche ?

– En moyenne, j’écoule quotidiennement trois cabas de fruits pour environ une trentaine de foyers, lesquels ont des heures fixes pour la livraison. Comme je ne peux emmener qu’un seul cabas à chaque trajet, j’ai donc trouvé cette astuce de créer ces deux points d’étape. Et pour garder mes clients, je m’aligne aux prix proposés sur les étals par mes concurrents, voire quelquefois un peu moins lorsque les affaires tournent mal. En fait, cela dépend du marchandage.

. Cette activité nourrit-elle bien donc son homme ?

– Je n’ai pas à me plaindre. Tant que Dieu me donne encore la force, je continue à faire ce métier. Grâce à Lui, je  peux subvenir, tant bien que mal, aux besoins de mon foyer, notamment d’envoyer mes deux derniers fils à l’école, même en étant veuve. J’ai en tout cinq enfants, les deux premiers ont déjà leur propre foyer. Quant au troisième, il a déjà une profession comme receveur de bus.

Propos recueillis par Sera R

 

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