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Pérégrinations hebdomadaires – Passage du sale temps : passage par un mauvais moment d’une longue période chagrine

Constats amers sur des scènes de désolation au lendemain de violents déchainements de dame nature. Bilan rapide de la catastrophe, outre les macabres décomptes, les pénibles comptabilité des dommages humains et les évaluations des dégâts matériels, que déjà au plus tôt retrousser les manches pour parer au plus urgent, porter secours aux blessés et sinistrés qui souvent ont laissé au compte des pertes et profits l’intégralité du peu qu’ils possédaient, des presque rien qui constituaient tout leur bien, des biens de rien qui les soutenaient à survivre et qui fatalement leur tenaient à cœur.

Regard cynique sur un paysage dévasté

Sans aller aussi loin que la conclusion décrétant qu’obligatoirement à quelque chose malheur est bon, on peut reconnaitre que ce vent mauvais a prêté à une opportunité, celle d’un assainissement de l’atmosphère, l’atmosphère- atmosphère certes, l’air pollué que l’on respire en ville méritait un coup de balai vigoureux autant que le nécessitaient les ordures qui s’amoncelaient. Mais aussi l’atmosphère sociopolitique pas moins irrespirable en raison de comportements irresponsables dans les sphères de haute responsabilité. Le sale temps a interdit l’étalement au grand jour d’une odieuse rivalité par la tenue de deux budgétivores manifestations prétendument organisées pour la même cause alors qu’initiées avec l’intention pour chacune de recueillir à sa cause les éventuelles retombées d’une liesse, dans l’esprit du précepte, «du pain et des jeux». Pardon mesdames, mais comment croire en des avancées simplement par l’organisation de regroupement de foules pour de fausses festivités alors que l’on ne tolère de la population la moindre manif lui permettant de réclamer justice ou de crier famine. En ce 8 Mars, les femmes du peuple n’ont ni le cœur à la fête ni la tête à écouter des discours qui ne changent en rien le contenu des assiettes de leur maisonnée, principale préoccupation quotidienne d’une grande majorité. A quoi servirait l’égalité dans la pauvreté, s’interrogent nombreuses miséreuses faisant la majorité des femmes ? Moins de misère ! Du travail pour tous ! Fondamentaux indispensables ! Ces vœux exaucés, les femmes feraient la démonstration de ce dont elles sont capables, avec détermination à engager le combat pour l’avènement d’une société plus juste et particulièrement pour arracher l’égalité sans recours à des spectacles ou à d’autres simagrées.

Distraction en rapport au brûlant désamour de la population pour l’Etat

 La défiance de la population à l’endroit du système a atteint des sommets lors des événements tragiques du côté de Befandriana Nord. Pas faute d’avoir alerté sur l’urgence d’entreprendre un grand chantier pour réconcilier le peuple avec la politique, priorité en rapport à cette précipitation pour procéder au spectacle dilatoire d’un cataplasme sur jambe de bois qu’est l’opération «réconciliation nationale».

 Les dérives dont sont coupables des foules mais aussi dont à raison on suspecte des éléments de la puissance publique, constituent avant tout autant de pierres jetées dans le jardin de la classe politique et particulièrement des épines plantées dans les pieds des gouvernants.

A point nommé, des spectacles feints autour d’un grand affairement pour soigner les plaies laissées par le cyclone arrivent pour distraire du scandale des incendies criminels l’attention de l’opinion, cette distraction ne saurait toutefois être que temporaire. Les sommets atteints à Antsakabary ne constituent pas les cimes auxquelles peuvent parvenir des explosions d’une révolte populaire. Seuls des autistes n’entendent pas la fureur gronder. Dieu merci la population révoltée se contient à ne pas se soulever, alors que si les digues venaient à rompre ça risque de se traduire par une violente déferlante scalpant les crêtes sur son passage. Tremblent qui se croient crêtes !

Mise à nu de l’ineptie de la tendance centralisatrice

SAMVA va bien aux pieds de la Commune Urbaine d’Antananarivo que la chaussure a suscité des jalousies dans les couloirs du pouvoir central, où des va-nu-pieds peinent à tenir droit dans leurs bottes. De plus en plus apparaissent du reste des comportements qui témoignent combien le pouvoir est ombrageux concernant les prépondérances qui lui échappent en vertu de la répartition des compétences au profit des autorités des collectivités décentralisées. Sans revenir à l’escroquerie scandaleuse que constitue l’entretien des Régions qui dans l’application depuis plus de dix ans ne répondent à aucun critère leur méritant la qualification d’organe décentralisé, le harcèlement subi par des maires n’appartenant pas à la mouvance de bon ton, laisse planer des suspicions quant à une opération destinée à tenir en laisse la décentralisation.

La confiscation des mains de la Commune la charge normale d’organiser l’enlèvement des ordures relève d’un non sens et révèle aujourd’hui ses limites en produisant les effets contraires à l’efficacité prétendue. La CUA s’est vu être amputée de toute autorité sur la SAMVA, organe chargé d’enlever les ordures de la ville, un conflit social y a désorganisé le rythme, le cyclone survenant a entrainé des détritus amoncelés à engorger davantage encore les canalisations de déversement des eaux. Malheur aux rues subissant un surplus d’inondation, malheur aux budgets qui auront la charge de payer le surcroit de dégâts conséquences des inepties dans l’exercice d’autorité sur SAMVA qui s’est abstenue de prendre les mesures appropriées afin de palier d’urgence les dysfonctionnements d’un service stratégique. Le pouvoir central manifeste excès de gourmandise à tout embrasser, alors qu’à l’épreuve les résultats révèlent tout le mal qu’il a à étreindre les plus basiques chantiers.

Léo Raz

 

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