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Madagascar il y a 100 ans : une Colonie en progrès (3)

(Suite et fin.)

Un drainage qui amènerait un écoulement plus rapide des eaux permettrait de supprimer ou d’abaisser considérablement 250 kilomètres de digues dont l’entretien est très coûteux, d’assainir et rendre à la culture de 25 à 30 000 hectares de terrains marécageux, d’assurer la navigabilité de l’Ikopa et de ses affluents sur un assez long parcours.

Trop s’étonner de ces belles perspectives serait sans doute provoquer de la part de nos compatriotes de la grande île des exclamations comme celle-ci : « Pour qui nous prenez-vous donc ? Croyez-vous voir encore des sauvages dans ces hommes qui ont mérité l’attention, les sympathies, les souvenirs des Gallieni et des Lyautey ? » Répondons : « À Dieu ne plaise ! on vous prend simplement pour une colonie trop peu connue, trop peu populaire, mais dont

les progrès déjà certains s’étendraient beaucoup si elle avait un peu plus de main-d’œuvre et moins de protégés. »

Henri Joly.

Journal des Débats

politiques et littéraires

Note au sujet

des ouvriers agricoles

Il arrive fréquemment que des colons s’adressent au service de colonisation pour obtenir des ouvriers déjà au courant des travaux agricoles spéciaux, tels que la conduite des charrues, l’entretien des étables, la traite des vaches, greffeur, préparation des produits, etc. Les fermes-écoles, en dehors des élèves-contremaîtres qu’elles préparent, ne comportent qu’un petit nombre d’ouvriers, dont ces établissements ne peuvent se défaire sans gêner considérablement leur fonctionnement. Toutefois, pour donner satisfaction aux besoins exprimés par les agriculteurs, M. le Gouverneur Général a décidé d’autoriser les fermes-écoles de l’Ivoloina et d’Antsirabe à recevoir des ouvriers indigènes envoyés par les planteurs. Ils recevront pendant leur séjour une allocation fixe de 0 fr. 40 par jour, le restant de leur salaire, s’il y a lieu, demeurant à la charge de leurs employeurs, selon les conventions établies entre eux et que les chefs de station s’efforceront de faire respecter.

Ces dispositions faciliteront peut-être le recrutement et la conservation des ouvriers agricoles, ce qu’il y a de plus délicat dans la direction d’un domaine agricole.

Journal Officiel de Madagascar et Dépendances

www.bibliothequemalgache.com

 

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